Restaurant - Casino de Port-la-Nouvelle

La fille à son papa

Ceci est l’histoire de ma mort et de mon héritage.
Mais commençons tout d’abord par des présentations et un bref historique de mon existence. Je m’appelle Mike, je tue des gens, et je suis payé pour ça.
J’ignore si mon métier porte un nom exacte. Tuer des gens pour le gouvernement et assurer ainsi le maintient d’un ordre discutable dans le monde, je ne pense pas que ce soit réellement une profession reconnue.
Et si je fais ce travail, c’est parce qu’à l’âge de 15 ans, une armée de psychiatre a décelé chez moi une personnalité sociopathique susceptible de faire de moi un dangereux psychopathe. Ce qu’ils ont dit, c’est que j’étais inapte à témoigner de l’empathie, de la compassion et des émotions complexes. Ce que j’ai compris, c’est qu’il ne me manquait pas qu’une case, mais un échiquier en entier.
Direction l’hôpital psychiatrique où des docteurs payés un demi million le mois se sont demandés quel travail conviendrait à un individu sans attributs moraux. Ils m’ont donc envoyés à l’armée, là où, selon eux, mon manque d’empathie servirait peut-être à quelque chose.
Je n’y suis resté que deux mois. Incapable de travailler en équipe mais très bon viseur et d’une forme quasi athlétique, j’ai été muté dans un autre secteur. Un type en costume trois pièce est un jour venu me voir et m’a demandé de signer les documents qu’il me tendait. Ces derniers rendaient mon identité inexistante, ma vie sans valeur et assuraient ma formation en tant que tireur d’élite, empoisonneur et assassin. Ils m’ont formé à tirer au fusil d’assaut, au pistolet, au fusil à pompe, au bazooka, à manier un couteau, une machette, un katana, à me rendre discret comme une ombre dans la nuit. J’ai des connaissances très détaillées en anatomie humaine et en biochimie des poisons.
Puis, ils m’ont envoyé sur le terrain. J’avais des missions d’exécution aux quatre coins du monde. J’ai abattu des trafiquants de drogue au Mexique, des néonazis en Autriche, des islamistes radicaux en Afghanistan, des économistes en Amérique, un biochimiste en Belgique, un milliardaire en Chine, un mac en Malaisie et un accordéoniste en France. J’atterrissais dans ledit pays, j’exécutais la personne selon des indications précises et je reprenais l’avion pour rentrer au pays pour y subir une évaluation psychologique et attendre de nouvelles directives.
Et puis, un soir, alors que je venais d’embrocher un bureaucrate sur sa brochette de poulet, j’ai rencontré cette femme dans un bar. J’ai couché avec elle et elle m’a laissé son numéro de téléphone en précisant que si je revenais dans le coin, il suffisait que je l’appelle. Je ne l’ai pas revue durant un an et deux mois. Et quand je l’ai rappelée, elle m’a dit que j’étais papa d’une petite fille.
Ah. D’accord.
Puisque j’étais psychologiquement inapte à fonder une famille et que, de toute façon, cela m’était interdit par mes contrats de travail, je lui envoyais de l’argent mensuellement pour que ma fille ait une vie décente et je venais de temps en temps la voir pour prendre de ses nouvelles et passer du temps avec elle.
Ce qui s’est passé ensuite était très étrange.
J’ai éprouvé des sentiments.
En emmenant ma fille au musée, en lui lisant des histoires et en l’écoutant me raconter des choses sur la vie des chevaux, j’ai éprouvé des sentiments. J’allais la voir tous les samedis et tous les lundis, je ne pensais qu’au samedi suivant.
Les choses insipides de la vie avaient un goût sucré avec elle. Les choses insignifiantes qu’elle me racontaient étaient d’un intérêt capital. La vie des manchots étaient soudainement la chose la plus extraordinaire dont j’ai entendu parlé.
J’ignorais et j’ignore encore ce qu’être un bon père signifie. Je n’ai jamais rencontré ses professeurs, ses amies d’école, jamais assisté à ses anniversaires. Je ne faisait qu’appeler sa mère d’une cabine téléphonique le vendredi soir et venir la chercher le samedi matin pour l’emmener au musée ou à la bibliothèque. On mangeait une glace dans le parc s’il faisait beau, on mangeait au restaurant le midi ou le soir. Lorsqu’il neigeait, nous faisions un bonhomme de neige.
Je prenais soins de me laver avant de venir la chercher, parce que sa mère m’avait dit qu’une enfant ne pouvait pas voir son père avec du sang sur les mains. Je ne prenais pas non plus d’arme avec moi parce qu’elle m’avait aussi dit que cela pouvait être dangereux. Je surveillais mon langage, veillant à ne pas dire de vilains mots et à ne pas lui parler des meurtres. Je faisais des efforts pour sourire.
Et puis, un jour, sa mère n’a pas répondu au téléphone. Je me suis renseigné et on m’a dit qu’elle avait fait un accident de voiture et qu’elle était morte. Ce n’était pas tant l’accident qui l’avait tué, mais plutôt la cocaïne qu’elle avait sniffé, l’héroïne qu’elle s’était injecté, le cannabis qu’elle avait fumé et l’alcool que avait ingurgité. Son organisme, fragilisé par l’accident, n’avait pas tenu le coup.
Du coup, ma fille a été placée dans un orphelinat et, comme je n’avais, officiellement, aucun lien de parenté avec elle, il m’étais interdit de la voir.
Ma vie d’avant a repris. J’ai continué à tuer des gens pour le gouvernement dans des pays clés. Le samedi, j’allais à la bibliothèque et au musée, j’empruntais des livres pour enfants et en apprenais plus sur la vie des phoques. Cependant, puisque ce n’était que le livre qui me l’apprenais et non ma fille, je ne ressentais à nouveau plus rien. Ce n’étaient que des informations vides, sans le moindre sens, que je classait avec les étapes de montage d’une arme et les dernières paroles d’une mère de famille en Angola.
Pendant huit ans, j’ai abattu des centaines de personnes et les jetant par la fenêtre, en leur injectant de l’insuline en excès, en les forçant à se tirer une balle dans la bouche ou en leur tranchant l’artère fémorale dans un marché bondé. Et puis, il y a eu cette mission à Las Vegas. De la routine, rien d’extraordinaire. Trouver un trafiquant d’arme biélorusse accro au jeu, lui renverser une boisson dessus et l’accompagner aux toilettes pour laver son costume blanc et l’étrangler avec une corde à piano.
Le problème, c’est qu’après avoir exécuter les deux premières étapes, je ne me souviens de rien. Je me suis réveillé à l’hôpital, menotté à mon lit avec des bandages couvrant des égratignures et des bleus. J’ai reçu la visite de policiers et d’un inspecteur du nom de Donald Clinton. Je ne leur ai rien dit, pas plus qu’aux infirmières et aux docteurs. Et puis, un type en costume trois pièces s’est pointé et m’a annoncé la nouvelle. À Las Vegas, j’avais tué vingt-trois personnes, dont le trafiquant d’armes biélorusse. Selon les experts, j’aurais vidé le chargeur de mon Beretta sur le trafiquant et ses sbires, puis rechargé et tiré sur d’autres personnes, puis rechargé à nouveau, tiré, rechargé et tiré jusqu’à m’effondrer sur la moquette en convulsant. Trois pistolets différents utilisés, quatre chargeurs et un total de 60 balles de 9 mm parabellum tirées en moins de cinq minutes sur vingt-trois personnes, dont cinq balles dans la tête du trafiquant.
Les policiers m’ont demandé si je me rendais compte que j’avais ôté la vie à vingt-trois personnes, mais pour moi, ce n’était qu’un chiffre. Étant incapable de me mettre à la place de qui que ce soit, je me suis contenté de hausser les épaules. Après tout, vingt-trois sur les centaines de personnes que j’ai tué pour le gouvernement, ce n’est pas grand-chose.
Un électroencéphalogramme et un scanner cérébral plus tard, on m’annonçait que j’avais une tumeur cérébrale inopérable. Symptômes : absences, hallucinations et maux de tête, le tout à ajouter à ma sociopathie.
Il vous reste entre trois semaines et trois mois à vivre en fonction de l’avancée de la tumeur.
Ah. D’accord.
La nuit suivante, comme on me l’avais appris, j’ai déboîté mon pouce et je me suis défait de mes menottes. Je suis sorti et j’ai assommé le garde qui devait m’empêcher de sortir. Nous avons échangé de vêtements et je l’ai installé à ma place dans le lit.
Mon objectif était de retrouver ma fille, le seul être qui m’ait fait ressentir quelque chose, et lui dire au revoir, mais, je ne sais pas pourquoi, la police a voulu m’en empêcher. Peut-être à cause de l’affaire du casino à Las Vegas ?
L’inspecteur Clinton était aux commandes de l’affaire, comme le disait les médias. Je savais qu’ils me chercheraient partout, alors je suis allé là où ils ne me chercheraient pas : dans leurs locaux. J’ai tendu un câble entre la porte du bureau de D. Clinton et la goupille d’une grenade incendiaire et je suis parti.
Clinton est parti aussi. Par la fenêtre. Expulsé par le souffle de la grenade.
J’ai tenté de tuer le moins de gens possible sur mon chemin afin de rester discret. Cependant, avec mes absences, je ne peux pas affirmer avec certitude que personne n’est mort compte tenu du fait que j’ai changé de modèle de pistolet et que je me suis retrouvé au volant d’une voiture de police sans avoir le souvenir de ces actions.
Je me suis arrêté en route et je suis entré dans une librairie. J’ai menacé la vendeuse de mon arme et lui ai demandé de me trouver de beaux livres sur les animaux du grand nord et les chevaux. Elle pleurait alors je lui ai dit que si elle n’en avait pas, ce n’était pas grave, que je trouverais une autre librairie, mais ça ne l’a pas consolée. Au final, puisqu’elle ne faisait rien d’autre que rester là à pleurer, je suis allé moi-même chercher lesdits ouvrages. j’ai trouvé de très beaux livres de photographies et je les ai pris. En sortant, j’ai montré quelques photos à la libraire en espérant qu’elle cesse de pleurer, mais, je ne sais pas pourquoi, ça n’a pas fonctionné.
Il faisait nuit lorsque je suis arrivé à l’orphelinat – en ayant à nouveau changé de voiture et emporté un fusil à pompe sans en avoir le souvenir. J’ai assommé l’un des gardes en lui tapant la tête contre son bureau. L’autre, je l’ai tué par réflexe alors qu’il essayait de me frapper.
J’ai cherché et trouvé la chambre où logeait ma fille. Ce n’était pas très difficile. La porte étant fermée à clef, je l’ai défoncée d’un coup de pied, je suis entré et j’ai allumé la lumière. Au total, il y avait quatre demoiselles qui dormaient dans cette chambre. J’ai jeté hors de la pièce les trois autres et je suis resté avec ma fille.
Durant toutes ces années, j’avais oublié que les enfants grandissent. Je m’attendais à trouver une petite fille de neuf ans, mais à la place, je me suis retrouvé devant une adolescente de dix-sept ans. Elle était très belle. Plus belle que sa mère. Elle ne pleurait pas, contrairement aux autres. Je lui ai donné les livres, je me suis installé avec elle sur le lit et j’ai ouvert le livre sur les animaux du grand froid. Elle souriait à mesure que je lui rappelait ce qu’elle m’avais appris sur ces êtres.
Les manchots élèvent un poussin unique, contrairement aux autres oiseaux qui pondent plusieurs œufs. Des morses flottent à la verticale, comme des bouchons, avec juste le tête sortant de l’eau. Les orques peuvent sortir de l’eau et se déplacer sur la plage pour attraper leurs proies. Les requins du Groenland ont une espérance de vie dépassant les 200 ans.
J’ai eu une absence et, lorsque j’ai repris mes esprits, j’étais assis sur le lit, avec sur mes genoux le livre sur les chevaux ouvert à la page des pure-sang arabes. Ma fille était face à moi, debout, et elle tenait mon pistolet qu’elle pointait sur moi. Son visage n’exprimait pas plus de sentiments que moi. La position de ses mains était parfaite. Ses jambes étaient juste assez écartées que pour lui assurer une bonne stabilité. Le cran d’arrêt était défait.
Elle m’a demandé si elle pouvait le garder. Je lui ai dit oui.
Elle a pressé la détente. Trois fois.
J’ai senti les balles me traverser la cage thoracique, j’ai entendu gicler mon sang sur les draps du lit et le mur de briques couvert de peinture blanche derrière moi être percé par trois fois. J’ai toussé du sang sur le livre qui est tombé au sol. Je me suis effondrer en arrière, sur le lit. Les draps buvaient mon sang, mon cœur, percé, ne battait plus.
J’ai souris, d’un sourire de sang. Les yeux fermés, les bras écartés.
J’étais fier.
Elle est bien la fille de son père.
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[long compost] Si les candidats à la présidentielle étaient...

Et si les candidats à la présidentielle étaient des clubs de foot, des objets du quotidien ou des acteurs ?
Issues d’une conversation entre potes, les analogies présidentielles sont un projet collaboratif ayant pour ambition la comparaison de ces 11 braves candidats à l’élection présidentielle qui vont du un peu limité au carrément flippant. Pour le lol, quoi.
Ceci n'est que la première partie, le post complet étant trop long. Plus de conneries à venir !
Le Pen c'est le PSG, ça gagne quand ça sert à rien (régionales, municipales, coupe de la ligue et ligue 1) mais dans les grandes occasions (Barça, présidentielles…) ça fait pschiit et tant mieux. Ça tente une politique de dédiabolisation en cachant les fachos (en fermant les tribunes de Boulogne ou en virant son père) et ses origines bourgeoises (un stade dans le XVIe, un manoir à Saint Cloud) mais personne n’est dupe.
Macron c'est Monaco, le club riche qui aime les banques, bref qui a tout pour être haï sauf que tout le monde l'aime parce que c'est le seul à pouvoir battre le PSG. En plus il a bien monté sa stratégie à coup de transferts bien sentis (Bernardo Silva, François Bayrou, Fabinho) et de lâchage opportun (Ranieri/Hollande) Fillon c'est l'OM, un gros club historique qui devrait se battre pour le titre mais un très mauvais management et un peu de corruption l'ont coulé. Il est en reconquête avec une nouvelle recrue prometteuse (Payet/Baroin) mais les autres ont pris trop d’avance. Ce côté bling bling dans le look (costards à 8000 euros, grosses chaînes en or des joueurs) est très mal senti par une base militante qui est à 1000km de ces valeurs.
Mélenchon c'est Nice, ça joue bien, ça parle bien, et jusqu’à il y a peu, on le prenait pas trop au sérieux. C'est un bol d'air frais dans la campagne et on serait content qu'il soit sur le podium. On lui souhaite de confirmer dans la prochaine campagne européenne.
Hamon c'est l'OL, la stratégie est couillue, ça innove en proposant le salaire universel ou en construisant son propre stade, et pourtant qu’il paraît loin le temps où l’institution régnait sur la ligue 1 ou la vie politique française. Maintenant les joueurs ciblés préfèrent des clubs plus attractifs (Mélenchon, Macron…), et la non-qualification en Champions league ou au 2e tour risque de coûter cher. Dupont-Aignan c’est l’ASSE, trop ambitieux pour se résoudre au ventre mou, pas assez bon pour jouer les premiers rôles, il est en situation intermédiaire. Représentant le gaullisme ou le meilleur du foot français, il a eu ses années de gloire dans les 60’s/70’s. A coup de sortie contre l’euro, de sponsors « le coq sportif » et de recrutement français, il défend ardemment le patriotisme économique.
Jean Lassalle c’est Lorient, il va finir dans les derniers suite à une rupture difficile (Gourcuff/Bayrou). Malgré ça tout le monde l’aime bien quand même, il est sympathique et il représente le terroir. En plus au MODEM et dans le Morbihan ça joue en orange.
Philippe Poutou c’est le stade de Reims, ça représente le passé, on le ressort en Ligue 1 ou aux présidentielles à échéances régulières mais tous les grands prophètes de la cause (Lénine, Kopa) sont morts depuis longtemps.
Asselineau c’est Bastia, c’est supporté par deux pelés, trois tondus mais putain tu veux pas les provoquer parce que ça tacle sévère et avec beaucoup de mauvaises foi et de relents complotistes. En plus ça soutient la sortie de l’ensemble dans lequel il est établi (UE, Ligue 1).
Arthaud c’est l’ASNL : ça se bat avec ses moyens, c'est arc-bouté en défense (des travailleurs ou "qui s'y frotte s'y pique"), ça manque de panache et de brio mais on en a besoin pour faire une Ligue 1/campagne old school. Malgré ça, sans Youssouf Hadji ou Laguillet c'est plus pareil. En plus on dirait pas comme ça mais ça peut être agressif comme Rousselot à une réunion de la FFF.
Cheminade c’est le RCL. Un gros projet pour nous enfumer (la conquête de l’espace, Hafiz Mammadov) mais ça décolle pas. Pourtant on sait pas pourquoi, on le trouve fascinant.
Le jeu à la nantaise c’est le philosophe roi de Platon : tout le monde fantasme dessus, mais personne l’a vu en vrai depuis l’Antiquité. Puis bon faut pas se mentir, on sait qu’avec la Ve République ou Emiliano Sala en pointe, c’est complétement inapplicable ce truc.
Macron c’est Tom Cruise, c’est bankable, tu le vois partout, c’est propre sur lui et souriant. Mais quand tu vas voir un film avec lui, tu sais qu’il va toujours jouer de la même façon. Et avec la scientologie tu sais jamais trop ce qui se passe derrière lui et à qui il obéit vraiment.
Hamon et Mélenchon c’est Alexandra Lamy et Jean Dujardin. Tous les deux sont de bons acteurs, bien que le 2ème soit quand même plus charismatique et populaire. Quoi qu'il en soit nul doute qu'ils sont meilleurs à deux, et la (re)formation d'un duo aurait emballé de nombreux Français. Mais peuvent-ils s'entendre professionnellement quand un divorce les a séparés dans leur vie privée ?
Cheminade c’est Michel Blanc, comme Jean-Claude Duce, y a que lui qui croit que “sur un malentendu ça peut passer”. On irait pas jusqu'à dire “qu'on le trouve très beau” mais bon il a l'air sympa et devrait prétendre à autre chose qu’à des rôles comiques
Lassalle c’est Patrick Bosso, tu le mets dans ta comédie française seulement parce que t’es à court de blagues et que tu te dis que tu vas faire rigoler les gens juste grâce à son accent. C’est con parce que si ça se trouve il dit des trucs super intelligents.
Fillon c’est Depardieu : quand il s’agit de faire son travail, le mec est super à l’aise, limite un dieu, par contre en dehors de ça… Il a visiblement un problème avec l’argent, et les russes l’aiment bien sans que tu saches trop pourquoi. T’as beau lui reconnaître un certain talent, des fois tu te dis qu’il ferait bien d’arrêter les frais.
Asselineau c'est Jacques Villeret : tu l’inviterais bien pour un dîner de cons mais pas beaucoup plus.
Arthaud c'est Scarlett Johansson : si tu devais faire le Grand Soir, ce serait avec elle.
Poutou c’est Jean Reno : il a toujours un air de chien battu, il est pas bien fringué mais quand il s’agit de dézinguer ou de sortir les punchlines, on peut compter sur lui.
Marine Le Pen c’est Léa Seydoux : sans papa ou tonton, elles seraient jamais arrivés là. On voit sa tronche partout, même à l’étranger, et putain que c’est énervant. Clairement, leur plus grand talent c’est de faire croire qu’elles en ont.
Dupont-Aignan c’est Véronique Genest (Julie Lescaut) : clairement, il y a un petit charme franchouillard, qui marche bien, surtout chez les vieux. Pendant longtemps, il est resté dans l’ombre de l’UMP comme elle est restée dans l’ombre de Maigret et Columbo sur TF1. Puis ils ont voulu que les gens votent directement pour eux, et c’est parti en couille.
Le Pen c’est une choucroute : bien blanche, un peu grasse, avec du porc dedans histoire que tout le monde ne puisse pas en manger et qui démolit le bide à chaque fois. Et comme une choucroute, ça passe mieux en buvant.
Macron c’est un plat light à réchauffer au micro onde : c’est tiède, allégé en calories et en idées, et globalement personne n’est convaincu mais tout le monde se résout à l’utiliser une fois dans sa vie.
Mélenchon c’est un chili con carne. C’est rouge et piquant. Avec ses relents sud-américains, tu kiffes bien quand t’en manges de temps en temps, mais à grosse dose il fait chier violemment.
Hamon c’est du boulgour ou du quinoa : tu sais pas trop ce que c’est, à part que c’est supposé être bon pour toi, et t’en as déjà vaguement entendu parler mais tu sais plus où. Difficile de savoir ce qu’il y a dedans, ça a pas l’air mauvais mais ça te rappelle un peu trop les plats de cantine (ou le quinquennat Hollande) alors tu risques de passer ton tour.
Fillon c’est un fish’n’chips : sans saveur, vieux, ennuyeux et complètement surestimé par quelques électeurs de droite et hipsters paumés. T’en as déjà mangé une fois, c’est sur, mais tu n’en gardes pas vraiment de souvenirs.
Jean Lassalle c’est une garbure : c’est bien rustique, ça a une drôle de tronche sympathique, donc c’est du Sud-Ouest. C’est un mélange de tout et n’importe quoi pas désagréable, mais t’en manges jamais parce que tu sais pas où en trouver une bonne, comme tu te dis qu’il te fait marrer mais tu voteras pas pour lui parce que tu n’arrives pas à trouver une bonne proposition.
Dupont-Aignan c’est une soupe à l’oignon : c’est bien de chez nous, ça se veut réconfortant et c’est le genre de plat qu’on regarde bizarrement à l’étranger. Tu l’apprécies parfois mais tu te rends compte que ça a toujours le même goût. Pas désagréable à sortir de temps en temps, mais répétitif au point de faire pleurer, ça sera jamais un plat favori.
Jacques Cheminade c’est du gloubi-boulga : ça fait longtemps que c’est dans le coin, t’en as peut-être même entendu parler quand t’étais petit et que tes parents votaient en 95. Tu connais pas la recette mais tu sais qu’on met n’importe quoi dedans. ça a beau être super vieux, tout le monde continue à en rigoler.
François Asselineau c’est un jambon beurre : plus français tu meurs, mais ça intéresse personne. ça essaie des fois de se rendre intéressant, mais ça ne plait qu’aux simples d’esprit. ça veut te faire croire que c’est révolutionnaire mais c’est des vieilles recettes.
Philippe Poutou c’est un burrito avec extra piment : ça a parfois tendance à se faire un peu écraser, de l’extérieur ça a l’air inoffensif et doux, mais ça peut brûler sévère. Y a plein de trucs dedans que tu peux avaler quand c’est jeté ensemble comme quand il parle au débat, mais pris séparément ça perd tout son intérêt.
Nathalie Arthaud c’est du pâté de tête : rouge, sanglant, et fait avec des morceaux de porc ou de patron, voilà un plat bien nourrissant pour les travailleurs exploités par le capital. C’est un truc bien français qui n’est pas bien méchant mais qui est regardé comme une curiosité exotique depuis l’étranger, parce qu’en 2017 on a plus besoin de manger de la tête de cochon, la guerre est finie depuis longtemps.
Macron : milf, évidemment.
Fillon c’est un bukkake : Tout le monde se lâche sur lui, il prend tellement cher que tu te dis que ça va forcément s’arrêter à un moment, mais pourtant il est prêt à aller jusqu’au bout en souriant.
Cheminade :
Hamon : porno féministe. Troo en avance sur son temps pour fonctionner . Manque clairement de virilité.
Arthaud c'est de l’allemand des années 80. Un carton à l'époque, essaie de subsister aujourd'hui mais les codes sont complètement obsolètes.
Lassalle : Jacquie et Michel/amateur. C’est pas toujours très joli, mais au moins c’est de chez nous !
Mélenchon : bdsm. Avec un brin de bon sens tu sais que c'est l'exact opposé du plaisir mais il y en a qui y croient. Honnêtement comme tous les fantasmes, vaut mieux pas que ça devienne de l’ordre du reel.
Le Pen c'est du trans : parce ce que burk
Asselineau : les trucs moins de 16 ans qui passent à la télé tard le soir. Ça veut faire croire que c'est crédible alors que niveau scenario c'est au même niveau que le reste de l’industrie, voire pire. Reste globalement un truc assez obscur d’initiés un peu marginaux, du genre de ceux qui collectionnent les musiques de film X.
NDA : du porno asiatique. Ça s'agite beaucoup, ça veut faire comme les grands, mais globalement quand il s'agit de monter en intensité ça pue l'impuissance.
Poutou
Pujadas c'est la femme d’Ardisson : tout le monde lui est passé dessus dans le milieu .
Cheminade est une fusée spatiale, évidemment.
Poutou c’est une Lada, moche, grise mais increvable et qui est toujours là quand on en a besoin, même si elle a pas envie.
Jean Lassalle c’est un tracteur, c’est rustique, y’a que les paysans qui comprennent comment ça marche, ça avance lentement et ça met du temps à démarrer mais quand c’est lancé, vaut mieux pas être sur son chemin. Ça a sûrement servi à écraser quelques animaux.
Hamon c’est une bicyclette : tu sais qu’avec un peu de volonté il pourrait t’emmener loin mais tu te trouves toujours une excuse pour repousser l’expérience : un orage (financier) qui se profile, ta condition physique défaillante, le confort rudimentaire, et surtout l’envie de faire comme tes voisins et de sortir en 4x4. En bref tu te dis que c’est peut être condamné à rester un épiphénomène citadin pas tout à fait adapté au reste du pays, et c’est un peu dommage.
Mélenchon c’est un skate. Ça avait l’air super cool quand t’avais 14 ans et que tu passais tes après-midi à zoner devant ton bahut en écoutant Bérurier Noir, Mano Negra et les Négresses Vertes, vans aux pieds, mais heureusement pour toi, tu t’es aperçu qu’en fait c’était un peu pourri bien avant ta majorité. Aujourd’hui t’as honte d’en parler et t’aimerais bien croire que t’es passé à autre chose avec ta vie bien rangée, mais parfois tu te demandes si tu vas pas faire une connerie et le sortir du placard avec ton vieux poster du Che.
Fillon c’est une berline allemande, t’as cru en son discours basé sur la compétitivité coût et hors coût, la modération salariale et une rigueur à toute épreuve. Bref c’est sûr que c’est moins clinquant qu’une petite italienne, mais les patrons et la vieille bourgeoisie austère française ne jurent que par ça. En plus sous le capot il y a ce qu’il faut et puis faut bien dire qu’avec la puissance industrielle de la Rhur ou des Républicains t’as été habitué au solide. Puis un bon matin un scandale a éclaté et tu t’es aperçu que toutes ces histoires de Deutsh Qualitat non seulement c’était que du vent mais qu’en plus c’était même dangereux. Bref dorénavant que ce soit en politique ou en voiture, tu te méfieras du vendeur ou du militant qui te parlera du modèle allemand.
Le Pen c’est un avion, ça fait 150 ans que ton beauf un peu raciste te dit que c’est le futur, alors que les “experts-technocrates-islamogauchistes-journalopes-du-système” essaient au contraire de sensibiliser sur les désastreuses conséquences. Ce gros truc pas très subtil qui veut se faire passer pour un bijou de technologie, c’est juste un charter sans coeur pour ramener les migrants d’où ils viennent. A la limite tu reconnais que c’est sympa pour visiter tes potes en low-cost à travers l’Europe, mais t’aimes vraiment pas ceux de Hongrie, d’Autriche ou d’Italie proches du FN.
Macron c’est le covoiturage, on dirait une idée géniale comme ça mais en fait les gens ont pas attendu “les potentialités ouvertes par la révolution numérique et un monde hyper connecté de mes couilles” pour l’utiliser depuis des décennies. Du coup quand tu montes dans la voiture tu penses que tu vas rencontrer des jeunes sur-éduqués et éco-responsables alors qu’en fait tu te retrouves coincé entre Marie-Hélène dont le Touareg est en rade depuis janvier dernier et Moussa qui est pas fan mais qui veut tout faire pour éviter le charter. T’as aussi pu papoter avec Winston-Edouard, un hipster sympa et paumé qui a un peu honte d’avoir abandonné son Vélib mais qui a compris qu’il valait pas tripette sur les routes vallonnées de province, et le conducteur Roger, le franchouillard de base qui fait juste ça parce que c’est à la mode et qu’il a toujours été un peu radin.
Asselineau c’est un scooter à trois roues avec un toit : c’est laid que ça en peut plus et complètement inutile, c’est trop gros pour passer entre les voitures mais tout aussi dangereux qu’un scooter normal. Tu te demandes comment ce truc là a pu un jour sortir de l’usine et quel idiot a pu le concevoir. Et le pire, c’est que certains en achètent.
Arthaud c’est une Simca 1000 : il fût un temps, y en avait beaucoup, surtout chez les ouvriers. Aujourd’hui c’est presque une pièce de musée, mais on la ressort des fois pour se rappeler le bon vieux temps. Et on profite pour bien rigoler, comme dans la chanson des Chevaliers du fiel.
Dupont-Aignan c’est un 2CV : bien français, très à la mode dans les années 70 mais complètement dépassé aujourd’hui. On en croise encore de temps en temps, ça nous fait sourire mais d’un autre côté on s’étonne que voir qu’il y a encore de rares personnes fascinés.
Cheminade c’est du Get 27, tes potes se foutent de ta gueule quand t’en ramènes, ça aime le vert (comme les martiens), et au final c’est gentillet, même quand tu le vomis ça sent la menthe. Poutou c’est du pastis, ça fait péquenaud du coin, ça a l’air de rien surtout que tu le dilues dans l’eau, mais le lendemain tu te rends compte qu’il t’a quand même méchamment attaqué et donné une sacrée gueule de bois.
Arthaud c’est une Kronenbourg, c’est rigolo à boire de temps en temps, ça fait populaire, mais ça devient vite répétitif et ça fait pas mal éructer.
Asselineau c’est une vodka Lidl, c’est pas bon, t’as vite fait le tour et tout ce que t’en retiens c’est que ça veut violemment sortir.
Macron c’est du punch, c’est à la mode, c’est bien présenté et bien propre, ça sent bon, mais au final tu sais pas vraiment ce qu’il y a dedans et comment c’est dosé. Et du coup vu que tu sens pas l’alcool, tu le bois sans problèmes et t’as de fortes chances de te réveiller le lendemain sans savoir pourquoi t’as soudainement mal au cul.
Le Pen c’est du rouge qui tâche, chaque fois que tu le bois tu te sens obligé de sortir le saucisson et t’es tout fier d’être français. Mais quand t’y réfléchis, ton pinard il est quand même un peu rance et sûrement bouchonné, et tu veux pas vraiment voir la gueule du tanin.
Lassalle c’est une bouteille de Stroh. Quand tu la bois, tu comprends pas trop ce qu’il t’arrive mais il te prend une soudaine envie de chier sur la nature. Fillon c’est du rosé pamplemousse. Quand tu ramènes ça en soirée, tu peux pas t’empêcher d’avoir honte, du coup tu te terres dans un coin en espérant que personne te fera la remarque. Ta seule ligne de défense si tu te fais repérer, c’est “oui mais quand je vous regarde boire, on voit bien que personne ne pense à l’état de son foie”.
Mélenchon c’est un jagerbomb. Quand tu les enchaînes, t’as une sacrée pêche et t’es prêt à aller jusqu’au bout de la night, mais t’es tellement excité que la moitié de tes potes arrêtent de t’adresser la parole et t’arrives pas à comprendre pourquoi.
Hamon c’est le résultat d’une partie de King, ou un tout-à-l’égout comme dans le sketch des Inconnus. Tu sens bien qu’il y a de l’idée, que tu tiens peut-être le cocktail du futur et que tout le monde y a mis du sien. Mais bizarrement quand vient le moment de le tester, il y a plus grand monde d’intéressé.
Dupont-Aignan c’est une bouteille de champagne au Nouvel An. Tu la ramènes plein de bonne volonté, tu te dis que tu l’as quand même payée bien cher et qu’elle te permettra de briller et de montrer comment t’es riche et t’as des bons goûts à tous tes potes. Sauf qu’au moment où tu la présentes, tout le monde a déjà trop bu, et à peine tu l’ouvres que tes potes s’emparent de la bouteille et la boivent cul-sec comme une bouteille de Kro. Pas grave, tu retenteras le coup l’an prochain.
Macron : L’auberge espagnole, évidemment. Des PS, des UDI, des guérinistes, des chiraquiens, Renaud, Villani, Bayrou, et même un sénateur LR... n’importe quoi. Et au milieu de ça, t’as un jeune séducteur qui essaie de se taper une maman pendant la moitié du film. Le pire c’est que malgré le peu de profondeur du personnage, il y arrive.
Cheminade : Mars Attacks. Il a un charme vieillot qui fait qu’il nous est sympathique, même si c’est du grand n’importe quoi. On rigole bien avec ses aliens mais c’est parfois trop invraisemblable.
Arthaud : Germinal. Les travailleurs qui crèvent à 40 ans, les patrons salauds et et les bourgeois violeurs, noir et blanc, la politique c’est aussi simple que ça.
Dupont-Aignan : Le Père Noël est une ordure. C’était marrant au début, mais à force d’entendre toujours les mêmes trucs régulièrement, on commence en à avoir un peu marre
Le Pen : La Vague. Quand tu le regardes, tu dis “putain c’est fou comme on peut se laisser embrigader, mais bon c’est juste un film, ça arrivera jamais”. Mais après, t’y repenses et tu serres les fesses.
Jean Lassalle : Les collègues. Du grand n’importe quoi avec un accent incompréhensible pour 90% des français, mais quand on comprend on se marre bien.
Mélenchon c’est La ligne rouge : en le regardant tu sais que tu vas pas être déçu. Tout comme Méluche, ce film n’a pas son pareil pour alterner scènes contemplatives poétiques et moment de gore où lance-flamme et gros calibres sont de sortie. Enfin, cette campagne qui ressemble quand même à un dernier baroud d’honneur, fait écho au fait qu’après celui-là, Terence Malik n’a plus sorti que des bouses.
Hamon : Tomorrowland. Ça se veut optimiste sur le futur, la technologie et tout, mais tout le monde lui met des bâtons dans la roue et ça subit des trahisons dans son propre camp. L’intention est bonne, on a envie d’y croire parfois, mais le propos est maladroit. Le casting est bon mais pas assez bien géré et le poids de la maison mère est parfois trop présent, surtout quand elle persiste à faire du placement de produit.
Fillon c’est L’aile ou la cuisse : on te fait croire que c’est de la cuisine authentique du terroir alors qu’en fait c’est de l’industriel dégueulasse. L’aile ou la cuisse aussi, parce que comme Coluche dans le film, tu sens que malgré toute sa bonne volonté (et sa mauvaise foi) le mec a pas les épaules pour prendre la suite du patriarche, tu sais le petit excité qui gigote partout avec ses tics et qui nous faisait rire. Du coup le mélange tragicomique pourrait passer, mais ça reste une comédie française, ça a pas vocation à être nominé aux oscars ou au 2e tour.
Asselineau : JFK d'Oliver Stone, quand tu le regardes, ça a l'air crédible et c'est bien organisé, mais quand t'y réfléchis c'est juste un vieux fond de complotisme hérité des années 60. Poutou c’est Avengers 2 (Age of Ultron) : dans la continuité d’une tradition qui commence à dater, on a parfois senti que c’était un peu forcé mais on passe un bon moment. Quelques scènes d’action bien percutantes, mais un scénario peu crédible.
Fillon c’est Batman : il veut se faire passer pour le justicier sans reproche qui va rétablir l’ordre (ou les finances ?) chez lui, mais il a une vision assez personnelle de la justice. Au début il te faisait bander avec son côté dark et incompris, mais ça va François on a compris que tes parents (ou ta Penelope ?) sont mal en point. Bref il gagnerait à se dérider un peu et à trouver un side kick un peu moins creux
Macron c’est Superman : parce que la Picardie c’est au moins aussi paumé que Krypton, qu’ils sont tous les deux super chiants et que pourtant à la fin ils ont de grandes chances de mettre tout le monde d’accord dans la Ligue des justiciers
Lassalle c’est pas le Flash : pourtant ça lui aurait bien servi pour faire son tour de France à pied Poutou c’est Hulk : inoffensif en interview quand il doit être calme et logique, il a tout éclaté quand il a piqué une grosse colère dans le débat. T’as kiffé, mais autant dire que sur le long terme tu fais pas confiance à un mec aussi instable
Arthaud c’est Captain America : elle revient d’un passé révolu où le communisme a pris des produits dopants, elle a des références carrément datées, mais on peut pas lui enlever qu’elle est toujours aussi énergique qu’à l’époque.
Le Pen c’est Thor : elle représente le bon aryen, et d’ailleurs la fois où on a décidé de mettre un noir dans son film ça a fait polémique. Elle ne répond pas à la justice de notre monde, et elle est du genre à poser les pieds sur la table. A l’entendre on a l’impression que c’est la seule à pouvoir empêcher l’invasion d’Asgard.
Hamon c’est Green Lantern : son pouvoir c’est de pouvoir créer plein de choses par la force de sa pensée, mais manque de bol il a coulé au box-office.
Asselineau c’est le Punisher : il a plus qu’un objectif dans la vie, c’est la vengeance contre l’Europe et il reculera devant rien pour y parvenir. Et il a fallu attendre cette année pour qu’on lui trouve enfin un acteur convenable.
Cheminade c’est Wolverine : t’as l’impression qu’il est là depuis 20 ans, il serait temps qu’il prenne sa retraite parce que le concept commence à fatiguer.
Mélenchon c’est Spider-Man : il aime le rouge et il est super bon pour balancer des punchlines même si des fois il te paraît un peu immature voire colérique. Au final tout le monde le trouve sympathique même si au fond on se dit rarement que c’est notre super-héros préféré. Ses résultats sont très imprévisibles selon les films/campagnes, mais dans l’ensemble il est plutôt bankable.
NDA c’est les 4 fantastiques : il ressort de temps en temps juste le temps de palper les chèques et de faire jouer sa marque, mais à chaque fois c’est la grosse déception. T’as plus beaucoup d’espoirs pour son avenir.
Macron c'est Monoprix : sous des aspects "cools", "branchitude", "lol" et "fun" c'est plus ou moins toujours la même merde que chez les autres, mais mieux packagée et marketée. Et en plus c’est cher !
NDA c'est Franprix : c'est un peu une curiosité aujourd'hui. Il était indémodable il y a quelques dizaines d'années, comme le gaullisme, mais aujourd'hui on en voit très peu et dedans ça sent pas très frais. Et malgré son manque d'originalité ça se permet d'être cher. Reste une valeur sûre dans les villes bourgeoises et hors de prix (genre Aix)
Le Pen c'est Casino : ça veut te faire croire que c'est resté la petite épicerie typique, magnifiée par la nostalgie et qui ne peut pas lutter à armes égales avec les majors de la grande distribution alors qu'en fait c'est une multinationale, particulièrement bien implantée en Alsace et qui se torche le cul avec les aspirations des consommateurs de base
Fillon c’est Auchan : ça se la joue l’entreprise familiale à la française, limite trop familiale, mais en réalité ça détourne des fonds ou ça paie ses impôts en Belgique.
Hamon c’est Amazon Go, ça s’est lancé un peu trop tôt et ça marche pas vraiment mais l’idée est là et y’a pas à dire, c’est le futur. En plus ça parle de la robotisation du travail.
Cheminade c’est presque Leclerc : l’un revendique les plus petits prix, l’autre le plus petit nombre d’électeurs.
Lassalle c’est le marché du Sud-Ouest : tu comprends pas tout quand on te parle, mais l’ambiance est plutôt sympa même si t’es pas sur à 100% de savoir ce que tu manges.
Arthaud c’est un kolkhoze : exploiter des travailleurs pour que d’autres travailleurs exploités gaspillent le fruit de leur exploitation pour engraisser les capitalistes ? et puis quoi encore ? Poutou c’est Lidl : c’est pas cher, c’est pas toujours de bonne qualité et c’est pour les pauvres, mais sur certains points ça fait plaisir, surtout quand t’es jeune
Asselineau c’est la supérette qui est supposé être ouverte 24/24 mais que tu vois jamais avec le rideau levé : ça balance des chiffres et ça se veut sérieux, mais y a que des mecs bizarres qui rentrent là-dedans et ça sent un peu la drogue
Mélenchon c’est un supermarché associatif : y a de bonnes idées, mais dans l’ensemble c’est quand même pas mal compliqué. Tu voudrais bien y aller mais finalement ça te parait irréaliste alors tu laisses tomber. En plus faut être nombreux pour que ça marche, mais y a que les gens qui ont le temps qui y vont (les vieux, les chômeurs, les bobos et les étudiants)
Le Pen c’est l’épouvantail : elle a le pouvoir de faire peur à tout le monde. Par contre pas besoin de gaz pour être nauséabonde, il suffit qu'elle parle du vel’ d’hiv’
Cheminade
Mélenchon
NDA
Lassalle
Macron c'est Ozymandias : il va t’enculer, c'est sûr mais tu hésites à savoir si c'est pour ton propre bien
Asselineau
Arthaud c'est Mister Freeze : plus aucune crédibilité depuis les années 90 (coucou Arnold) et pourtant y avait du potentiel
Poutou
Hamon
Fillon
Asselineau c’est un plug anal : tout le monde en a pas, mais tu sais que ceux qui en ont forment une communauté assez soudée. En général, ceux qui l’achètent adorent se faire mal au cul sans raison.
Fillon c’est une télé, un truc de vieux aigris qui te disent que de leur temps, quand il y avait que l’ORTF et le Général c’était mieux et qui te disent d’ouvrir un livre quand tu traines sur internet alors qu’ils savent pas ce que ça veut dire SF et que la seule émission culturelle qu’ils regardent c’est le JT de Pernaut. Quoi qu’il en soit son quotidien serait quand même meilleur si Cash investigation arrêtait de lui chercher des noises pour une histoire de juste prix avec sa famille en or. Tout le monde veut prendre sa place, mais lui sait qu’on ne peut pas plaire à tout le monde et c’est son choix.
Arthaud c’est une faucille : il y a très longtemps, ça a pu être utile à quelques-uns, et encore on peut en douter. Aujourd’hui c’est devenu un symbole qu’on ressort de temps en temps, sans trop savoir pourquoi ni vraiment à quoi ça sert.
Cheminade c’est un minitel : tout à fait français, il a des raisons d’en vouloir aux Américains. A l’époque on se demandait si c’était vraiment ça l’avenir et y en a qui y ont cru, mais aujourd’hui il faut vraiment être marginal pour s’en servir. Ou alors être le genre de geek qui vénère le vintage et qui croit encore à la beauté du geste plus qu’à l’efficacité.
Poutou c’est un barbecue : idéal pour aller avec un apéro un peu arrosé après la fête de l’huma ou pour une merguez dans une grève CGT, le barbecue Poutou marche au poil, à condition de bien souffler sur le braises si le vent tourne.
Le Pen c’est tout ton mobilier de jardin réuni en un : elle commence par tailler les journalistes au sécateur pour faire bonne figure. Elle sait que c’est grâce à ça qu’elle va ratisser large quand il y aura besoin. Elle a beau t’enfumer comme ta tronçonneuse thermique quand tu la sors, tu sais que si elle applique son programme tu finiras complètement tondu.
NDA c’est une horloge à coucou : il parait que c’était très à la mode il y a des décennies, mais aujourd’hui même tes grand-parents n’en ont pas. On en croise périodiquement dans les marchés et les brocantes, ça nous fait marrer mais personne en achète jamais à part quelques passionnés. Ça prend beaucoup de place pour son utilité et ça répète toujours la même chose aux mêmes périodes.
Mélenchon c’est une kalashnikov : pas toujours très précis, mais solide et efficace pour dézinguer tous tes adversaires d’un coup. On se demande s’il n’a pas été fabriqué en Russie. On en entend régulièrement parler dans les médias, mais mais on est loin d’être sur de vouloir s’en servir.
Macron c’est un jeu d’échecs parce que pour bien y jouer soit il faut être un génie, soit il faut être du sérail et en maîtriser les codes en ayant appris le plus de tactiques par coeur et en sachant quand les appliquer. La question qui demeure c’est, une fois élu sera-t-il plutôt cavalier servant ou fou du roi au service de la finance.
Lassalle c’est un moulin à café : ah le vieux moulin à café de chez ta grand-mère de Bagnère de Bigores, tu l’adores. Si vénérable et malgré ça, il a toujours l’air de marcher, comme ces vieux objets faits en France du temps de nos grand-parents, avant l’obsolescence programmée et la désindustrialisation, savent si bien le faire. En le voyant tu te prends à rêver : pas besoin de toute cette foutue technologie pour bien vivre, à bas l’ultra modernité, vive le temps long ! Tu le dépoussières patiemment en imaginant à quoi il ressemblera, une fois qu’il aura recouvré son lustre d’antan, tu le bichonnes, tu lui passes tous ses défauts, cette fois c’est sûr tu as une certitude dans ta vie ! Et puis tu l’essaies pour de vrai, et c’est le drame, tu saisis la réalité : si ça fait 20 ans au moins qu’il a plus servi c’est parce qu’il est complètement dépassé et c’est pas toi qui y changera quoi que ce soit. Bravo l’ancien, on va te garder bien exposé encore deux semaines pour le style et pour service rendu et puis on te remontera au grenier…. Ou à la casse.
Hamon c’est un bouquin : si on avait un peu de motiv’ on pourrait bien s’en servir, mais chez la plupart des gens il est juste utilisé pour caler une porte ou une table et on l’oublie là.
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MOSAÏQUE EPO (Enlightened Petit Ouest)

MOSAÏQUE EPO (Enlightened Petit Ouest)

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PRESENTATION : Villes : Rueil-Malmaison, Garches, Saint-Cloud, Suresnes et Puteaux Nombre de missions : 54 Nombre de portails : 348 portails Distance à parcourir : 35 à 40km estimés Type : Hack Durée estimée : . 2 à 3 jours à pied (estimé mode cool) . 1 jour à pied mode rush. · 1 jours en roller, vélo ou solowheel (estimé) · 12h00 en voiture sur 3 jours (constaté)
DEPART : La première mission commence à Rueil-Malmaison à Rueil2000 à l’adresse suivante :
33 Rue Raymond Queneau 92500 Rueil-Malmaison
Le premier portail s'appelle: "Jeux D'enfants"
https://www.google.fmaps/place/33+Rue+Raymond+Queneau,+92500+Rueil-Malmaison/@48.8920815,2.1663838,17z/data=!3m1!4b1!4m12!1m6!3m5!1s0x47e6636e86c59ed3:0x879d70dec7722d6d!2sRueil-Malmaison+RER!8m2!3d48.887059!4d2.173312!3m4!1s0x47e66372d38986ad:0xc9370d06f9911ed!8m2!3d48.8920815!4d2.1679314?hl=fr
C’est à côté du la station du RER A de Rueil-Malmaison
ARRIVEE : La dernière mission se terminera à la Grande Arche de La Défense.
INFORMATIONS : Sur le dernier portail de la mission, un message vous est destiné pour vous aiguillez vers la prochaine mission. Faites bien attention. (Cf. image jointe
Tous les portails sont accessibles 24H/24H.
Entre les missions EPO42 et EPO43, il y a le parc du Mont Valérien qui a des horaires d’ouverture et de fermeture. En voici les horaires : De Nov. à Jan : 8h00 à 17h00 Février : 8h00 à 18h00 Mars : 7h30 à 19h00 Avril et Août : 7h00 à 20h30 De Mai à Juillet : 7h00 à 21h00 Septembre : 7h30 à 20h00 Octobre : 8h00 à 19h00 Si vous arrivez avant l'ouverture ou après la fermeture du parc, vous pouvez contourner ce dernier par la rue du Calvaire, du Chemin des Cendres et de la rue des Talus. Les portails restent accessibles de l’extérieur du parc.
CONSEILS : Les véhicules idéaux pour ces missions sont : Les rollers, le vélo, la trottinette. A pied c’est faisable, mais ça va prendre plusieurs jours. En voiture c’est faisable aussi, mais il faut trouver de la place pour se garer. Particulièrement pour Suresnes et Puteaux. Mais ce n’est pas impossible à trouver non plus. Le mieux est de faire ça après 19h30 dans la semaine ou toute la journée pendant le week-end. Les missions ne sont pas adaptées pour un circuit en voiture. En effet, feux, carrefours, place pour se garer, et surtout les sens interdits vous feront rallonger les distances.
On a constaté quelques pertes de réseaux de data pour l’opérateur SFR autour du Mont Valérien entre les missions EPO37 à EPO43. Nous vous conseillons de venir avec un autre joueur qui vous partagera sa connexion autre que SFR. Quelques petites pertes de réseaux pour Orange autour du Mont Valérien. Aucune information de qualités de connexion pour les autres opérateurs.
L'accessibilité des premiers portails de la première mission EP001 a été résolu. Une nouvelle mission a été créée. Les portails fautifs ne font plus partis de la première mission. La fresque est totalement accessible désormais. Cette première mission s'appelle maintenant : "1er mission EPO".
Quelques problèmes de drift sont à prévoir sur La Défense. Commuter sur les réseaux Wifi locale
REALISATION : Porcy pour l’idée et les missions DT666 pour l’aide au traitement de l’image
LES BUS : EPO12 : Entre Rueil et Suresnes : Bus 244. Départ Hôpital Stell, arrivée « Les Godardes » à côté du stade Alain Mimoun. EPO19 : Entre Suresnes Croix du Roy et rue du camp Canadien à Saint-Cloud : Bus 160, Départ Croix du Roy, arrivée Marie Bonaparte + 9min de marche. EPO20 : Entre Rue Buzenval (limite de Garches et Saint-Cloud) et 16B Rue de la Porte Jaune, 92210 Saint-Cloud : Bus 467, Départ Champ de course, Arrivée Grande Rue EPO37 : Entre Suresnes centre-ville et le Mont Valérien, prendre le bus 241 au 2-12 Avenue du Général Charles de Gaulle, 92150 Suresnes. L’arrêt de destination est « Cluseret/Hôpital Foch »
LES TRAINS : EPO24 : Entre la gare de Marnes la coquette et Saint-Cloud. Prendre la ligne L jusqu’à la gare de Saint-Cloud. EPO29 : Entre Saint-Cloud et Suresnes, prendre le T2 direction La Défense – Pont de Bezon. La station d’arrêt est « Suresnes – Longchamps ».
LES MISSIONS :
RUEIL-MALMAISON EPO01 - 1er mission EPO EPO02 - Les ancres de Rueil 2000 EPO03 - Le presque Pentagone EPO04 - Chercher l'Indien EPO05 - En allant vers le centre-ville EPO06 - Allons jusqu'à la caserne : 1 passphrase EPO07 - Par le Théâtre EPO08 - Vers la Mairie de Rueil EPO09 - Autour de la Mairie de Rueil EPO10 - Vers l'Eglise Saint-Pierre EPO11 - Rue Le Coz EPO12 - Autour du Square de L'Age d'Or EPO13 - Allons manger du bon Raisin EPO14 - Autour de la Place du 8 Mai 1945 : 1 passphrase EPO15 - Rue Gallieni
SURESNES EPO16 - Bienvenue dans la Cité Jardin EPO17 - Allons au Théâtre Jean Vilar EPO18 - Statue de Jean Jaurès
SAINT-CLOUD EPO19 - A la limite de Garches et Saint-Cloud
GARCHES EPO20 - Entre Garches et Saint-Cloud EPO21 – Centre-ville de Garches 1 EPO22 - Centre-ville de Garches 2 EPO23 - La gare de Garches
SAINT-CLOUD EPO24 - Bienvenue à Saint-Cloud EPO25 - Nord de Saint-Cloud EPO26 - Mairie et Eglise EPO27 - Autour de l'église EPO28 - Sur le chemin du T2
SURESNES EPO29 - Du tramway au Quai de Seine EPO30 - Bienvenue dans le centre-ville EPO31 - Allons sur la place Henri IV EPO32 - Quartier Carnot -Gambetta EPO33 - De Verdun à Carnot EPO34 - De Carnot à Verdun EPO35 - Vers l'ancien cimetière EPO36 - Cherchons le Bus 241 EPO37 - Vers le Mémorial du Mont Valérien EPO38 - Commençons le tour EPO39 - Allons à la forteresse EPO40 - Skate Parc EPO41 - Flan Nord EPO42 - Passons par le Centre Equestre EPO43 - Par la rue ou par le parc
PUTEAUX EPO44 - Bienvenue à Puteaux EPO45 - Allons vers la Mairie EPO46 - Rue de la République EPO47 - Vers Puteaux Village EPO48 - Casino, Fontaines et Odyssée EPO49 - Entrons dans le vieux Puteaux EPO50 - Eglise et Théâtre de Puteaux EPO51 - Vers la rue Rousselle EPO52 - De République à Dolto EPO53 - Tour 2000 EPO54 - The Last One
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zaeae

Ca va être long et compliqué.
Je vais utiliser beaucoup de termes en anglais qui devraient être traduits naturellement. Si vous comprenez vraiment pas l'anglais bah déjà y a des applis et des cours du soir pour ça, et sinon un petit coup de Google Translate devrait suffir. Parler d'Eve en français c'est vraiment, vraiment une hérésie.
Et tant qu'on y est, il est possible que vous trouviez des erreurs chronologiques, ou même des erreurs factuelles. Tout est plus ou moins basé sur mes souvenirs, mes connaissances et ma grosse flemme de chercher pronfondement les infos exacts. C'est pour ça que vous verrez peu de dates. Et comme tout sur Eve Online, la version que je vous donne là va essayer d'être neutre, mais elle reste relative à mon point de vue et surtout même si la propagande d'une alliance va chercher à donner une autre version des faits, si c'est du gros bullshit je le cacherais pas.

Lexiques & concepts importants

Ceci est la carte des systèmes de new Eden, la galaxie d'Eve Online. Au centre, les systèmes non colorés sont des systèmes appartenant à des factions NPC appelés "Empire", que l'on appelle généralement "high security" ou "high sec" car relativement sécurisé avec une police neutre attaquant les joueurs qui aggressent sans raison un autre joueur. Je vous parlerais pas de ses systèmes, puisqu'ils ne sont pas conquérables, et que même si l'histoire d'Eve Online peut être interessante, là ouais non. L'autre partie des systèmes non colorés, ce sont des systèmes low security (oui les petits malins auront devinés). Voyez les comme des systèmes chaotiques que personne ne peut conquérir, remplis de pirates et des gens cherchant plus la liberté et les combats de tailles plus limités. Le reste, tout ce qui est coloré, ce sont les systèmes nul security, conquérables (y en a quelques uns non conquérables mais très honnêtement c'est pas importants).
Corporation / alliance / coalition : Une corportation est un groupe de joueurs organisé, capable d'ancrer des structures dans l'espace, d'avoir des "bureaux" dans les stations ect. Voyez ça comme une guilde. Une alliance est un groupe de corporation, pour rejoindre une une alliance un joueur doit forcement rejoindre une corporation. Ce sont les alliances qui peuvent envahir certains systèmes du jeu. Une coalition est une alliance d'alliances, mais cela reste flou et surtout rien n'est implémenté en jeu pour signaler des alliances comme faisant partie d'une coalition. Ceux qui suivent un peu ce qui se passe connaissent facilement les grosses coalitions importantes. Certaines coalitions ont des alliances très proches, coopérant au jour le jour, d'autres sont assez libres, n'agissant en tant que coalition que lorsque les interêts vitaux d'un de leur membre est attaqué. Pour distinguer entre alliés et ennemis, les joueurs, corporations et alliances peuvent attribuer une réputation (standing) entre -10 et +10, symboliser par leur couleur (rouge -10, bleu +10), ce pourquoi on parle généralement de "blues" au lieu d'alliés.
Subcapital, capital, super capitals/titans : Un subcap est un vaisseau non capital (logique). Frigate, intercepteur, destroyer, cruiser, battlecruiser et battleship. La principal distinction étant qu'un capital peut sauter (jump) d'un système à un autre sans passer par une gate, avec une portée limité et en utilisant du fuel et une balise. Les capitals ships comportent des dreadnoughs (gros vaisseaux avec de gros canons), des carriers (voyez ça comme des portes avions), et des Force Auxiliries (FAX), en gros des vaisseaux fait pour réparer les deux premiers en combats. Les super capitals continent deux catégories de vaisseaux, les super carriers qui sont juste des carriers en plus gros et avec des fighters et des bombers plus puissants, et les titans, des dreadnoughts encore plus gros, les vaisseaux les plus chers du jeu, capable d'utiliser des Doomsday device infligeant de gros dégats très rapidement, mais aussi de "bridge" des subcapitals vers un système de la même manière que les capitals jumpent vers un système.
isk : L'unité monétaire du jeu. Le plus petit des vaisseaux vaut environ un million, un dreadnough vaut environ un ou deux milliard, un titan environ 50 à 70 milliards, les plus grosses structures du jeu environ 300 milliards.

L'état des lieux

Nous sommes donc après la fameuse Fountain War qui à vu s'affronter la ClusterFuckCoalition (CFC), coalition d'alliances menés par Goonswarm Federation (une alliance) et la HoneyBadgerCoalition(HBC) majoritairement composés de TEST ALLIANCE PLEASE IGNORE (qu'on va tous appeler TEST pour des raisons évidentes), Northern Coaltion. (NC.), Pandemic Legion (PL) et plusieurs autres alliances pas vraiment interessantes à lister. La guerre c'est finie par une victoire de la CFC qui devient la plus puissante coalition du jeu. Plus d'info ici, une vidéo assez connue qui résume bien la guerre (en anglais). Une autre guerre peu après cela, Halloween War voit l'affrontement de PL et NC contre CFC et leur alliés russes, et résulte dans la plus grande bataille du jeu dans le système de B-R5RB, remporté par CFC une fois de plus. Pas grand chose ne change ceci dit, et j'étais pas trop là pour tout suivre malheureusement.
On avance rapidement. ClusterFuckCoaliton, dirigé par Goonswarm controle tout le nord de la galaxy et une forte influence sur un des poumons économiques du jeu, les lunes (je vais dire moon à partir de maintenant) et les tours qui permettent d'en extraite la "moon goo", ingrédient important pour la production de matériaux T2. Les moons sont un des principales moyens de créer de la richesse pour les alliances, qui financent ensuite la logistique de leur alliance, les systèmes de remboursement de vaisseaux utilisés pour PvP, etc.

Les prémices de World War Bee

Vers la fin de 2015, trois évènements vont lentement lancer World War Bee.
Tout d'abord, The Mittani, le leader de Goonswarm et donc de la CFC, lance une grande opération marketing. CFC se rebrand en l'Imperium, un nom beaucoup moins succeptible de faire grincer les dents des journalistes cherchant à parler des grandes batailles d'Eve Online. Il lance aussi un kickstarter pour écrire un livre sur la Fountain War (une guerre qu'il gagné je rapelle). Le kickstarter fait face au taulé généralisé de tout le reste d'Eve Online, le présentant comme un livre extrèmement égoîstique. Il faut savoir qu'il y a déjà eut un exemple d'un livre sur les grandes guerres d'Eve Online, mais le kickstarter n'entrait pas dans un projet marketing d'une alliance, avec le but de vendre leur "multi million media empire", puisqu'en même temps étaiant lancer Imperium News Network. Le kickstart fail, et Goonswarm perd encore un peu plus de sa réputation (même si ceux qui connaissent un peu Goonswarm savent qu'ils se moquent de leur réputation qui est déjà largement établie comme étant celle des méchants auto proclamés).
Deuxièmement, la 2e plus grosse alliance du jeu en terme de joueurs, Space Monkey Alliance (SMA) faisant partie de l'Imperium, se met à dos un groupe de joueurs tenant les casinos d'Eve Online (en attaquant leur serveurs et cherchant à prouver des traces de "real money trading", ce qui serait tout ça illegal dans le jeu et même légalement) Les casinos sont des sites web utilisant l'API du jeu et des échanges en jeu pour permettre aux joueurs de parier de l'argent du jeu (appelé isk). Autant vous dire que ces joueurs sont très, très riches. Et pour se venger ont décidé de payer des mercenaires rubis sur l'ongle pour, peut être ne pas envahir SMA, mais camper les joueurs faisant du PvE, tuer leur joueurs et les ennuyer le plus possible. Sauf que les joueurs de SMA découvre rapidement qu'ils ne sont qu'un gros ballon de baudruche, et très rapidement le manque d'organisation et de compétence des leaders de l'alliance entraine rapidement un effondrement de l'alliance.
Enfin, un document leak. Ce document parle de mettre en place un système appelé le "Viceroy program", un programme visant à demander un tribut aux alliances vivant à proximité de Goonswarm sous menace de se faire attaquer, alliés compris. On appelle ça un système mafieux, mais on peut aussi le comprendre comme un moyen de forcer à créer du contenu (= des combats pour ses joueurs) en trouvant de nouvelles cibles qui n'auraient pas offert de résistance face à toute la coalition sans l'idée révoltante de se faire raquetter. Personne ne sait si ce document est légitimement un plan prévu ou juste une idée balancé sur un forum, mais le document contribue encore à l'ambiance générale. Tout est il que peu après, Goonswarm s'attaque à Pandemic Horde, qui decide de quitter leur territoire plutot que de chercher à poursuivre une guerre perdue d'avance. Goonswarm se retrouve à nettoyer le territoire de Pandemic Horde, ce qui n'a rien d'exitant pour personne.
Je devrais d'ailleurs commencer à parler d'un phénomène qui arrive à ce moment là et donc Pandemic Horde fait partie et qui est communément appellé la "newbie weaponization". Parce que si les nouveaux joueurs sur Eve Online ne peuvent pas piloter tout de suite d'énormes vaisseaux, ils peuvent toujours être utile. Organisé en grand nombre, et en leur expliquant d'appuyer tous sur le même boutton en même temps, on se retrouve avec des flottes de joueurs ayant un impact sur tout la géo-politique du jeu. Il avait déjà avant des alliances qui s'occupaient d'acceuillir les nouveaux joueurs, Brave nottament. Mais après du drama, Pandemic Legion decide de monter leur propre alliance pour les nouveaux joueurs, Pandemic Horde donc, en prenant des leaders importants de Brave qui forcement s'éffondre peu après. Goonswarm n'est pas en manque et créé Karmafleet, une corporation faisant partie de Goonswarm Federation. Enfin je pense qu'on peut citer TEST qui a généralement toujours acceuilli tout le monde et à aussi profiter à tout les moments des nouveaux joueurs assez massivement, et contient généralement des joueurs près à apporter leur sagesse, et ce depuis Fountain War et même avant.

La guerre, ou en fait pas tant que ça.

Après cette expérience assez malheureuse, le plan de Goonswarm a été de s'attaquer aux lunes (moons) en low security. Les lunes sont importantes car ont peut ancré proche d'elles des tours qui peuvent miner (passivement) des éléments spéciaux important pour la production d'item tier 2, ce qui les rend cruiciales pour toutes l'économie du jeu et très, très rentables à faire tourner. Les lunes sont en LS le principale moyen pour une alliance de financer ses activités, mais aussi de trouver de quoi se battre, puisqu'en attaquant les tours d'une autre alliance, celle ci viendra défendre ses revenus, l'alliance gagnante récupérant (ou conservant) la source de revenu.
Goonswarm et ses alliés décide donc de s'attaquer à ces tours en LS. Confiante que les alliances se detestant les unes les autres n'allaient offrir qu'une resistance dispersée, Goonswarm tomba très vite des nues, car s'il y a une chose que les alliances pirates de LS detestent plus que les concurrentes, ce sont les alliances souveraines cherchant à empièter dans leur territoire. Formant une coalition connue sous le nom de Low Sec Voltron (LSV), des alliances comme Escalation Entropy, Out of Sight, Snuffed Out, Projet Mayhem ou Shadow Cartel décide de s'unir, et profitant de leur pilotes bien plus experimentés, arrive à rebouter très vite l'Imperium hors de leur territoire, le tout avec plusieurs petites fessées. A la surprise général, la qualité l'emporte sur la quantité ce qui n'est rarement le cas sur Eve Online.
Un dynamique se forme très vite. Low Sec Voltron commence à pousser sur le territoire de l'Imperium. Plus particulièrement Out of Sight, voisins de l'alliance Circle of Two, membre de l'Imperium, concentre rapidement le conflit autours de la région et avec l'aide du reste de Low Sec Voltron, commence doucement à pousser en null security pour attaquer les tours et les moyens de production de CO2 et de ses alliées.
En même temps, les casinos commencent à doucement payer une à une les alliances (Pandemic Horde, et TEST entre beaucoup d'autres) pour s'attaquer aux territoires de l'Imperium. Une coalition se forme rapidement, se nommant Money Badger Coalition, une référence évidente à la Honey Badger Coalition de Fountain War. Rapidement, la quasi totalité des alliances importantes du jeu se retrouve à envahir le territoire de l'Imperium de tout les cotés, à l'exception des alliances russes. C'est la ruée générale pour prendre sa part du gateau sur la carcasse encore en vie du géant Goonswarm.
Reddit, forcement, est en feu et très massivement anti-Goonswarm. L'alliance conseil d'ailleurs à ses membres se ne pas se rendre sur le subreddit eve. Les joueurs regorgeant de créativité pour créer des oeuvres à propos de la guerre (impossible de ne pas mentionner Cymek, alors membre de TEST : TEST et Out of Sight, je continurais à poster ses oeuvres au fur et à mesure de leur contexte, mais aussi une floppé de vidéos, d'articles et grosso modo de promotion pour le jeu, qui attire beaucoup de nouveaux joueurs cherchant à participer à la guerre et acceuillit par toutes les alliances mentionnés plus haut.
Si je vous parle de reddit, c'est que Goonswarm a toujours été connu comme étant une alliance cherchant à maitriser le "narrative" lors des guerres, la manière dont les actions et les informations sont rapportées. Vous avez tous probablement déjà entendu parler de nombreuses trahisons dans Eve Online, beaucoup ont été le fait de Goonswarm. Malheureusement pour The Mittani, perdre une guerre contre la moitié du jeu est difficile et d'ailleurs sur terrain mediatique que se joue une autre guerre, celle du nom. Si reddit et la plus part des participants utilisent le nom de World War Bee, l'abeille casquée (un goonie étant une recrue un peu stupide dans l'armée) étant le symbole de l'alliance. Signalant clairement le coté anti-goon de la guerre, ce nom ne plait pas chez le leadership de Goonswarm et ceux ci utilisent les noms de "Casino War" (en référence aux casinos finançant la guerre), ou la "War of Sovless aggression" pour soit disant se moquer des alliances qui ne tiendraient pas leur territoire conquis une fois la Money Badger Coalition rompue. Malheureusement en dehors des joueurs de Goonswarm et des articles de l'Imperium News Network (moqué comme étant le "multi dollar empire" de The Mittani, d'ailleurs le site web s'appellait themittani.com avant cela), le conflit médiatique sur le nom de la guerre et qui a le droit de la nommer montre bien l'effondrement de Goonswarm en tant que plus puissante alliance du jeu, à la fois millitairement mais aussi médiatiquement.

Et drama il y eut

Circle of Two se démarque de toutes les alliances de l'Imperium par la résistance qu'elle apporte face aux envahisseurs, la majorité des combats se situant sur leur territoire. M-OEE8, un système dont vous allez ré-entendre parler, est la capitale de CO2 et par sa géographie, un point d'entrée important dans la région de Tribute, se retrouve assiègé par plus de 3000 coalisés, financés, et pour la plus part cherchant à prendre leur revanche dans la longue, très longue histoire des guerres remportés par Goonswarm Federation.
Avant de parler du résultat du siège de M-OEE8, il faut mentionner encore un autre leak, celui d'un chat provenant de The Mittani lui même, expliquant très clairement le manque d'interêt qu'il porte pour les autres alliances au sein de l'Imperium, les considérant indirectement comme des boucliers humains entre Goonswarm et ses adversaires. Encore une fois, ce leak peut tout à fait être faux et peut donc être considéré comme tel, mais il explique très bien l'empathie que la majorité des joueurs avaient à l'égar de CO2.
M-OEE8 est une défaite, Circle of Two perdant la structure de souverainté (effective) du système, en plus de pertes importantes dans la défense. A la surprise générale, le fondateur de CO2, Gigx, annonce juste après la bataille que son alliance quitte l'Imperium. Le leader annonce qu'il avait prévu de se replier après la bataille et avec d'autres alliances de l'Imperium, continuer la guerre. Mais d'après lui Goonswarm a contre carré sans prévenir ses plans, et ordonné à ses alliés de se replier ailleurs pour mieux défendre le territoire profond de l'Imperium (et le territoire profond appartient étrangement à Goonswarm, jusqu'ici relativement épargné), ignorant complètement les plans de CO2. Ne souhaitant pas continuer à se battre pour une alliance considérant son alliance comme un bouclier humain, il decide de quitter la coalition et faire la paix avec la Money Badger Coalition, trop heureux de ne pas avoir à envahir le reste de la région en plus de coup de propagande important que la défection de Circle of Two apporte. The Mittani s'empresse de traiter CO2 de de traitres à l'Imperium et explique que CO2 avait pendant la bataille cherché à tendre à piège aux titans et supers carriers de Goonswarm en désactivant des protections empêchant les adversaires d'allumer des balises permettant d'entre dans le système sans passer par les stargates. Une déclaration que personne n'a jamais confirmé, quelques joueurs évoquant le fait d'avoir détruit la dite protection durant la bataille.
Une petite vidéo pour illustrer un peu l'état d'esprit de CO2 après avoir quitter l'Imperium : I am not like you, I am Circle Of Two, avec un accent serbe , l'alliance ayant été formé par des joueurs serbes.
La situation pour Goonswarm et le reste de ses alliés est à ce moment là très sombre. Envahie par plusieurs cotés par plusieurs entités et perdant leur allié le plus investi dans la guerre, la coalition perds des régions entières pendant que d'autres alliances de la coalition s'effondrent devant leur incapacité à repousser les envahisseurs.
Passé ce point, l'Imperium ne peut pas se permettre d'affronter ses adversaires et se contente de les harasser pendant que ceci se taillent petit à petit une part du gateau dans ce qui represente presque un tier des systèmes conquérables du jeu.

Les conséquences

Goonswarm decide donc de quitter leur région mère, Deklein, et d'abandonner le nord. La retraite s'effectue sans trop de perte et malgré une importante quantité d'assets à sécuriser. Après un petit arrêt en low sec pour regrouper, Goonswarm se déplace doucement vers la region de Delve, habité par nottament une petite alliance allemande, LUMPY, qui malgré quelques combats d'arrière garde ne peut pas vraiment lutter contre une alliance comme Goonswarm. De toute la Money Badger Coalition, seul TEST se déploie près de Delve, sans arriver à empêcher Goonswarm de s'installer dans la région, et reviennent rapidement dans la région qu'ils ont envahi.
Une autre alliance de l'Imperium, Fidelas Constans (FCON) part aussi du nord pour s'installer dans le Sud Est. Sans vraiment se détacher de l'Imperium, FCON n'a plus vraiment de lien effecif avec Goonswarm et commence à construire leur petite coalition, Phoenix Federation (PF).
Le reste des alliances de l'Imperium se sont soit effondré (Space Monkey Alliance) soit ont disparu dans d'autres alliances ou coalition (Razor qui rejoint les russes de Drone Region Federation et y perdent le peu d'importance qu'il avait déjà).
Money Badger Coalition n'ayant plus de raison d'exister et leur objectifs ayant été atteint, les différents alliés reset leur standing et deviennent voisins. Une autre coalition, Low Sec Voltron, se dissoue aussi mais dans le sang. Les différentes alliances avaient en effet partagé différentes structures stratégiques, nottament des tours pour permettre aux capitals et super capitals qui se déplacent de stationner en sécurité. Dans une tour appartenant à Snuffed Out, un titan et deux super-carriers de Shadow Cartel attendent le cooldown de leur jump drive pour rentrer chez eux en low sec. Malheureusement, Snuffed Box decide de déactiver les boucliers de la tour et de tuer les trois vaisseaux, publicitant l'évènement marquant la fin de la trève comme le "Big Black Wedding". Un petit article (en anglais) sur l'évènement. Si la trahison a laissé un gout amer dans la bouche de certains, elle est aussi un symbole d'Eve et surtout du low sec : Un endroit où les gens s'entre tuent et n'ont pas d'alliés.

Petites présentations des grandes alliances et coalitions.

Au Nord, plusieurs coalitions se sont installés, et je pense qu'il est important de commencer à présenter un peu les acteurs un peu plus en détail.
Tout d'abord TEST qui habite dans majeur partie de Vale of the Silent et une petite partie de Tribute, cherche à s'installer durablement en nullsec et à se construire comme une des alliances les plus puissantes du jeu. TEST est une alliance originaire de reddit (yey !) et contient des joueurs d'à peu près tout les niveaux de jeu, avec une forte culture. Cymek - Knights of the Vale. TEST est généralement representé par un dinosaure sur les oeuvres de propaganda.
A l'ouest dans Tribute, CO2 est une alliance avec un peu moins de joueurs mais globalement plus compétents, et avec une force de capitals et supers capitals non négligeables. TEST et CO2 s'allient pour être capable de faire face ensemble au géant qu'est PanFam, formant une alliance connue -à l'époque- sous le nom de TESCO (en référence à la chaine américaine de grande distribution).
Au Nord dans plusieurs régions,Guardians of the Galaxy est une coalition formée par Snort Dragon, un ancien joueur de TEST pendant Fountain War, et son alliance Darkness. Sans être parmie les plus importantes du jeu, cette coalition reste de taille et force respectable et aujourd'hui est probablement l'une des plus puissantes du jeu. Pendant World War Bee, ils ont apporté un contingent important des attaquants et se sont taillés une part du gateau en conséquence.
Plus à l'ouest encore, Pandemic Horde, Pandemic Legion et NC forment une coalition connue sous le non de PanFam (Pandemic Family), relativement libre dans leur objectif mais s'alliant très souvent. Pandemic Legion et Northern Coalition. (n'oubliez pas le point, parce que des Northern Coalition dans le jeu y en a eut pas mal), sont deux des alliances les plus puissantes du jeu en term de super capitals, et donc ont une force de frappe conséquente et une recrutement selectif. Pandemic Horde comme je l'ai dis est le petit frère de Pandemic Legion, financé par des joueurs de celle ci et dispose enfin d'une région sécurié pour permettre à leur joueurs de se développer.
D'autres alliances (Mercenary Coalition, Mordus Angels, Brave) sont aussi dans le tas mais si je mentionne et explique tout le monde ont est pas couché.
En dehors du Nord, on a principalement dans tout l'est Drone Region Federation qui est une large coalition composé de petites coalitions (DCU, Geminico, Vanguard Coalition) et sont plus généralement connues pour être sous le leadership russe de Legion of xXDeathXx (oui parfois les noms dans Eve, c'est ça ...). Au sud c'est un peu le bazar mais la coalition est StainWagon, du nom d'une région nulsec non conquérable (oui ça existe) Stain, elle aussi plus ou moins sous influence russe. Ces deux coalitions ne sont pas vraiment connues pour être les plus puissantes militairement mais (surtout DRF) pour leur financement en louant des systèmes des immenses régions qu'ils controlent, et donc leur relatif pacifisme défensif, ne cherchant jamais vraiment à engager des conflits mais à résoudre diplomatiquement les conflits, quitte à sortir le chequier
Et à l'Est, Goonswarm et leur alliés de Red Alliance (des russes, encore), et dans Fountain, une alliance relativement neutre (mais proche de PanFam), The Culture.
Je sais que ça fait beaucoup de noms, mais au moins si plus bas vous êtes paumé vous pouvez toujours remonter ici. Et si je l'ai pas fais avant, c'est simplement que tout le monde n'était pas vraiment dans les dites coalitions qui vont s'affronter, ça perd un peu de l'interêt.

La guerre dans le Nord, Round 2

Pour vous donner une idée, on est dans le dernier trimestre de 2016. Après quelques temps, les signes d'aggression entre les anciens alliés prennent doucement le cours de ce qu'elles devraient toujours être dans Eve Online, les joueurs s'attaquant aux ratters et mineurs de leur voisins, partant dans des roams de cruisers pour créer un peu de contenu et de combats sans déclarer de guerre.
NC. et PL décide d'envahir l'espace de Circle of Two, principalement pour obtenir de meilleurs systèmes et plus d'espace pour louer (rent) les systèmes et donc générer plus de revenus. CO2, alliés à TEST mais aussi Out of Sight, cherche évidement à se défendre dans cette guerre à venir. Pandemic Horde se joint à ses parents, ce qui créa moult propagande où les newbies de Horde sont utiliser comme meatshields par PL et NC, s'occupant encore une fois des taches peu glorieuses de la capture des structures de souveraintés, sans véritables interêts pour Horde.
Une autre mauvaise nouvelle attends les alliés de TESCO. Guardian of the Galaxy décide de s'allier à PanFam plutot que TESCO, choisissant de se joindre au coté des gagnants probables plutot que du coté des underdogs. Il faut savoir que Snort Dragon, le leader de GotG, n'est pas forcement partie en bon terme de chez TEST pendant la Fountain War, laissant plusieurs systèmes disposants d'usines à supers "gratuitement" à Goonswarm.
Au début de la guerre, les forces de TESCO pouvait contenir les forces d'invasion grace à un goulet d'étranglement dans les systèmes permettant d'entrer dans Tribute, les flottes se regardant dans les yeux, chacune d'un coté d'une stargate. Cependant après quelques escarmouches, les premiers systèmes commencèrent à tomber, permettant aux attaquants d'obtenir des premiers points stratégiques dans le territoire de CO2. Une fois les flottes de super carriers et de titans en place, PanFam put disposer de sa flotte de supers numériquement supérieurs pour menacer celle de TESCO d'annihilation si ceux ci décidaient d'utiliser leur flotte de supers dans la défense.
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Et encore de l’austérité pour les travailleurs - Chypre étranglée par les banquiers impérialistes - Pour des Etats-Unis socialistes d’Europe ! (Juin 2013)

https://archive.is/Xw78C
Le Bolchévik nº 204 Juin 2013
L’article ci-dessous a été écrit par nos camarades du Groupe trotskyste de Grèce, section de la Ligue communiste internationale (quatrième-internationaliste), et d’abord publié en anglais dans Workers Vanguard n° 1022, 19 avril.
Incapables d’endiguer la crise de la dette qui secoue l’Union européenne (UE) depuis 2010, les maîtres impérialistes de l’UE et leurs comparses du Fonds monétaire international (FMI) ont encore frappé avec un nouveau « plan de sauvetage » des banques. Comme toujours, cela consiste essentiellement en une série d’attaques féroces contre les travailleurs. La cible est cette fois-ci la petite République de Chypre, le mini-Etat chypriote grec qui occupe la partie Sud de cette île divisée. La République de Chypre ayant demandé des fonds pour sauver ses banques en difficulté, la réponse de la « troïka » formée par le FMI, la Banque centrale européenne et l’UE a été d’exiger rien moins que la destruction d’une économie basée sur les activités financières offshore et sur un statut de paradis fiscal. Comme l’expliquait un article du quotidien Cyprus Mail le 23 mars dernier, « la chancelière allemande Angela Merkel a déclaré aux députés qu’elle voulait que Chypre reste dans la zone euro, mais que ce pays devait d’abord accepter le fait qu’il n’a pas d’avenir en tant que centre financier offshore pour citoyens russes ou britanniques fortunés ».
Ce qui a profondément choqué les populations des Etats membres de l’UE, ce n’est pas que le gouvernement chypriote ait prévu de lever des fonds au moyen d’un programme d’austérité du même genre que ceux qui ont déjà été imposés en Grèce, en Irlande et au Portugal – une série de coupes sauvages dans les salaires, les prestations sociales, les emplois, la santé et l’éducation. C’est le fait que parmi les exigences initialement présentées à la République de Chypre figurait l’instauration d’un impôt sur tous les fonds déposés dans ses banques. Cela a provoqué une révolte au parlement, qui a qualifié à juste titre cette mesure de « hold-up sur les banques ». Surtout, cette annonce a fait planer le spectre d’une ruée générale pour retirer l’argent déposé dans les banques en difficulté de la zone euro, ce qui aurait provoqué un effondrement du système bancaire dans des pays comme l’Espagne dont l’économie est beaucoup plus importante. Une ruée de ce genre aux guichets des banques chypriotes n’a été évitée que parce que leurs guichets sont restés fermés pendant deux semaines, et qu’ensuite les sommes que les clients étaient autorisés à retirer et à faire sortir du pays ont été plafonnées. La troïka a depuis accepté de limiter l’impôt aux dépôts supérieurs à 100 000 euros.
Ces événements ont attisé les craintes que l’euro ait cessé d’être une devise stable, ce qui a fait chuter sa valeur face au dollar. La troïka a d’abord tenté de faire croire que c’était le gouvernement chypriote qui était responsable de la proposition d’imposer tous les déposants. Le ministre des Finances néerlandais Jeroen Djisselbloem, président de l’« eurogroupe » des ministres des Finances de la zone euro, a ensuite déclaré à la presse qu’imposer les déposants devrait être à l’avenir le modèle de tous les plans de sauvetage des banques. Ses commentaires ayant provoqué une chute de la Bourse, il a été contraint de se dédire au moins partiellement. Plusieurs responsables de la troïka se sont depuis lors efforcés de calmer le jeu en insistant que Chypre est un « cas unique ».
Le fait qu’un enchaînement d’événements dans un pays qui représente 0,2 % de l’économie de la zone euro puisse faire trembler sur ses bases l’UE tout entière montre la nature profondément instable de cette alliance d’Etats capitalistes concurrents. Une partie de la bourgeoisie, en Europe et dans le reste du monde, a peur que si l’on imposait les mesures qu’on exige de Chypre à l’Italie, à l’Espagne ou à la Slovénie, cela puisse conduire à un effondrement économique général.
Accuser les pays de l’Europe du Sud et les oligarques russes d’être responsables de la crise de l’UE est une façon commode d’esquiver les responsabilités de la bourgeoisie allemande et des autres bourgeoisies impérialistes, dont les banques ont inondé de prêts les économies aujourd’hui en difficulté et sont menacées d’insolvabilité si leurs débiteurs ne paient pas. Alors même que renflouer les banques de la République de Chypre ne représenterait pour elle que de la petite monnaie, la bourgeoisie allemande a de toute évidence décidé de profiter de l’occasion pour envoyer haut et fort le message suivant : elle ne paiera plus pour renflouer des pays au bord de la faillite. Avec des élections législatives à l’automne prochain, une posture intransigeante envers les nations endettées est électoralement payante à la fois pour la coalition CDU/SPD de la chancelière Angela Merkel et pour ses opposants, les réformistes du SPD et le parti petit-bourgeois des Verts.
Domination impérialiste et rivalités nationales
L’histoire récente de Chypre est faite d’asservissement à des puissances impérialistes rapaces et de rivalités entre la Grèce et la Turquie capitalistes pour le contrôle de l’île. Chypre a subi pendant plus de 80 ans une domination coloniale britannique sanglante qui a laissé en héritage une division intercommunautaire profonde et violente entre les populations chypriote turque et chypriote grecque. En 1974, la junte militaire grecque soutenue par les Etats-Unis tenta d’annexer Chypre en y fomentant un coup d’Etat d’officiers d’extrême droite, ce qui provoqua une invasion de l’île par l’armée turque. Les communautés chypriote turque et chypriote grecque furent alors séparées de force et l’île fut divisée en deux Etats – la République turque de Chypre du Nord et la République de Chypre au Sud.
Du fait de sa position stratégique en Méditerranée orientale, l’île est depuis longtemps à la jonction des intérêts de plusieurs grandes et moins grandes puissances. Chypre reste occupée aujourd’hui encore par des troupes grecques au Sud, des troupes turques au Nord, des troupes de l’ONU dans une « zone tampon » et des troupes britanniques sur deux bases militaires. Le Groupe trotskyste de Grèce s’oppose de façon intransigeante au nationalisme grec et au chauvinisme anti-Turcs constamment attisé par la bourgeoisie grecque à propos de Chypre, et il exige en conséquence le retrait immédiat de toutes les troupes grecques de Chypre. Nous exigeons également le retrait immédiat de tous les soldats turcs, britanniques et de l’ONU et la fermeture de leurs bases.
La République de Chypre, qui a une population de moins d’un million d’habitants, a construit son économie après la partition de l’île sur les activités bancaires et le tourisme. C’est dans le contexte de négociations pour la réunification de l’île menées sous l’égide de l’ONU que la République de Chypre a été admise dans l’UE en 2004 et a adopté l’euro en 2008. Beaucoup de Chypriotes grecs voyaient dans l’adhésion à l’UE un atout décisif face à la Turquie et aux Chypriotes turcs dans ces négociations de réunification. Mais moins de cinq ans après l’adoption de l’euro, les principales banques de la République de Chypre sont menacées de faillite à cause de la crise financière qui secoue l’UE. Il n’est pas étonnant dans ces conditions que des milliers de personnes en République de Chypre soient descendues dans la rue aux cris de « Dehors la troïka ! » et que deux Chypriotes grecs sur trois souhaitent sortir de la zone euro.
Après avoir cherché en vain des financements alternatifs du côté de la Russie, la bourgeoisie de la République de Chypre a fini par se soumettre aux exigences revues et corrigées de l’UE. Le gouvernement de droite de Nicos Anastasiades et de son parti du Rassemblement démocratique a présenté le nouvel accord comme une amélioration considérable par rapport à l’extorsion exigée au début. Les créanciers ont depuis doublé leurs exigences : ils veulent 13 milliards d’euros pour que la République puisse bénéficier d’un plan de sauvetage de 10 milliards d’euros.
En attendant, les travailleurs et les pauvres se voient infliger des mesures d’austérité brutale tandis que pour les retraités et une partie de la nombreuse petite bourgeoisie ce sera la ruine. Parmi les couches particulièrement vulnérables de la population figurent les travailleurs immigrés – on en recensait en 2011 environ 100 000, originaires d’Europe de l’Est, d’Asie ou du Proche-Orient. Les congénères chypriotes des fascistes grecs d’Aube dorée désignent les immigrés comme bouc émissaire, et les agressions violentes à leur encontre se multiplient. L’Independent de Londres fait ainsi état d’« un cocktail Molotov jeté contre une maison près de Limassol ; une Bulgare agressée chez elle ; un autre incendie criminel dans les locaux du parti kurde ». Ces agressions soulignent à quel point il est nécessaire que le mouvement ouvrier lutte pour les pleins droits de citoyenneté pour tous les immigrés et exige l’arrêt des expulsions.
Même si la Turquie n’est pas concernée par le plan de sauvetage et si elle est relativement parlant en bonne santé financière, des milliers de travailleurs originaires de la République turque de Chypre du Nord (RTCN), un territoire beaucoup plus pauvre que le Sud, sont venus travailler au Sud ces dernières années ; eux aussi subissent les effets de cette crise économique. Les impérialistes ne sont pas en reste pour affamer les travailleurs en RTCN, et depuis longtemps : son gouvernement, qui n’est reconnu que par la Turquie, subit depuis des dizaines d’années des restrictions internationales au commerce et au droit de ses habitants à voyager. Ceci inclut notamment un embargo commercial imposé depuis 30 ans par l’UE et ses prédécesseurs, et qui n’a été assoupli qu’en 2004, quand une forte majorité de Chypriotes turcs ont voté en faveur d’un référendum de l’ONU pour la réunification. (Ce plan a été rejeté à une écrasante majorité par les habitants du Sud.) Cela montre que le chantage impérialiste est une pratique ancienne dans les deux moitiés de l’île.
Pour une Europe ouvrière !
Ce nouvel épisode de pillage d’un petit pays dépendant confirme une fois de plus que l’UE est un bloc commercial impérialiste dominé par les capitalistes allemands et français. Ce bloc s’emploie à accroître l’exploitation de la classe ouvrière en Europe tout en essayant de tirer son épingle du jeu face à ses rivaux impérialistes américains et japonais. La dégradation des conditions de vie des travailleurs en Grèce, au Portugal, en Espagne et en Irlande montre que tout le baratin sur la « convergence » européenne ne consiste aucunement à élever les pays les plus pauvres au niveau des nations les plus riches, mais au contraire à créer des « marchés du travail flexibles », c’est-à-dire une main-d’œuvre sous-payée et sans aucune protection. Témoin la Grèce, où les coûts salariaux ont chuté de 20 % ces trois dernières années, et où le taux officiel du chômage est aujourd’hui de plus de 27 %.
La Ligue communiste internationale (LCI) s’est toujours opposée à l’UE et à ses prédécesseurs. La seule solution pour les travailleurs, c’est de mettre fin par la révolution socialiste au cycle expansion-récession du capitalisme – pour l’expropriation de l’industrie et des banques capitalistes, et pour une économie planifiée internationale qui transcendera les limites réactionnaires de l’Etat-nation bourgeois. Nous disons : A bas l’UE ! Pour des Etats-Unis socialistes d’Europe !
La LCI a dit dès le début que l’euro serait un instrument de l’UE impérialiste, et nous étions opposés à son introduction. L’impérialisme allemand a réalisé d’énormes profits grâce à la réduction des salaires des travailleurs allemands et à l’introduction de l’euro qui lui permet d’exporter à bas prix ses produits industriels dans toute la zone euro. Mais les pays les plus faibles de la zone euro, qui ont des déficits de leur balance commerciale et ont beaucoup emprunté, sont privés du mécanisme capitaliste habituel consistant à dévaluer leur monnaie pour rendre leur économie plus compétitive. En réalité, l’euro n’a jamais été viable. Une monnaie commune nécessite un Etat commun. Les intérêts économiques de plus en plus divergents des différents pays membres menacent de faire exploser la zone euro et l’UE ; l’euro n’existera alors plus que dans les albums des collectionneurs de pièces de monnaie.
Les racines de cette crise sont à chercher dans le casino géant de la spéculation et de l’escroquerie financière qui fait partie intégrante de la domination du capital financier international. Dans son livre de 1916 l’Impérialisme, stade suprême du capitalisme, Lénine expliquait déjà que « le développement du capitalisme en est arrivé à un point où la production marchande, bien que continuant de “régner” et d’être considérée comme la base de toute l’économie, se trouve en fait ébranlée, et où le gros des bénéfices va aux “génies” des machinations financières ». Les banques de la République de Chypre ont perdu des milliards parce qu’elles avaient parié à tort qu’investir dans des bons du Trésor grecs à haut rendement allait être rentable. Les maîtres impérialistes de l’UE qui ont accordé à ces banques des crédits à bon marché pour acheter ces bons du Trésor ont ensuite forcé les détenteurs de ces créances à accepter une « coupe » de 75 % pour empêcher un défaut de paiement de la Grèce. Et maintenant les impérialistes réclament leur livre de chair, principalement celle des travailleurs.
Hypocrisie bourgeoise et plans réformistes
Les impérialistes ont récemment ajouté un nouveau thème à la campagne de propagande qu’ils mènent pour masquer leurs responsabilités dans la crise chypriote : les millionnaires russes ont été ajoutés à la liste des méchants, à côté des Européens du Sud « paresseux » et des immigrés. En réalité, les super-riches, au nombre desquels figurent les bandits qui ont pillé la propriété étatisée en Russie au lendemain de la destruction de l’URSS en 1991-1992, ont retiré leur argent de Chypre avant que les portes des banques ne se referment. Derrière les reportages à sensation sur les oligarques russes qui mettaient leur « argent sale » à l’abri à Chypre, on est frappé par l’hypocrisie éhontée des bourgeoisies européennes qui ont depuis longtemps leurs habitudes dans des paradis fiscaux offshore comme (entre autres) la Suisse, le Luxembourg et les îles Vierges britanniques. Une « fuite » récente a révélé que les banques allemandes utilisaient les paradis fiscaux (quelle surprise !) et que rien moins que 36 compagnies maritimes allemandes avaient leur siège à Chypre. Un autre scandale a éclaté en France, à propos de comptes en banque offshore détenus par des responsables politiques [l’affaire Cahuzac].
En Grèce, on fait des blagues sur les annonces des politiciens bourgeois qui promettent de mettre fin à l’évasion fiscale et sur la « liste Lagarde » de détenteurs de comptes en Suisse (du nom de la directrice du FMI Christine Lagarde). Ce genre de discours ne sert qu’à détourner l’attention du vrai mécanisme qui pressure les travailleurs : l’exploitation capitaliste. Les travailleurs n’ont pas le pouvoir d’imposer aux riches un système fiscal « juste », contrairement à ce que proposent les bonimenteurs de gauche pro-UE comme la coalition Syriza en Grèce ; mais la classe ouvrière peut bloquer le flot des profits en se mettant en grève, refusant ainsi de fournir son travail. Cependant, des bouffées de colère épisodiques ne suffiront pas à résoudre la crise économique actuelle.
Il y a urgence à mobiliser la puissance sociale de la classe ouvrière dans une lutte pour du travail pour tous, pour une réduction du temps de travail sans perte de salaire, pour l’ouverture des livres de compte des capitalistes et de leurs banques (afin de démasquer leurs tripotages et leurs escroqueries). La nécessité urgente commande que les banques, les usines et les mines, qui sont la propriété des capitalistes, soient confisquées sans compensation et placées sous le contrôle des travailleurs. C’est seulement en luttant pour des revendications transitoires de ce type, aboutissant au renversement de l’Etat bourgeois et à son remplacement par une dictature prolétarienne que la classe ouvrière (en Europe et dans le monde entier) pourra prendre la tête de tous ceux que le capitalisme met au rebut et leur offrir une issue à la crise.
Mobiliser la puissance de la classe ouvrière pour une lutte de ce type est hors de question pour les dirigeants traîtres procapitalistes des fédérations syndicales grecques, la Confédération générale des travailleurs de Grèce (GSEE, secteur privé) et la Confédération de la fonction publique (ADEDY). Les travailleurs grecs ont abondamment démontré qu’ils voulaient se battre, mais les bureaucraties de la GSEE et de l’ADEDY refusent de remettre en cause l’ordre capitaliste. Ce faisant, ils contribuent à condamner les travailleurs à une misère croissante. De plus, lutter efficacement contre la crise économique requiert une perspective internationaliste qui permette d’unir les travailleurs de différentes nations dans un combat commun contre les exploiteurs capitalistes. Mais les dirigeants syndicaux traîtres et les organisations comme Syriza voudraient faire croire qu’il est possible de réformer le système du profit capitaliste pour le mettre au service des travailleurs et des pauvres. C’est ce que fait explicitement Syriza en soutenant l’UE et en cherchant à faire croire qu’il pourrait y avoir une « Europe sociale » sous le capitalisme.
L’expérience de la République de Chypre montre qu’un gouvernement capitaliste, même de gauche, est subordonné à ses maîtres impérialistes. Les « communistes » réformistes du Parti progressiste des travailleurs (AKEL), qui a été au pouvoir de 2008 jusqu’en février dernier, portent la responsabilité de la mise en œuvre des premiers plans d’austérité dictés par la troïka. Quand l’AKEL a commencé aux yeux des impérialistes à traîner les pieds sur les mesures les plus dures, les impérialistes ont soutenu ouvertement le candidat de la droite Anastasiades – Merkel est venue en janvier à Chypre pour faire campagne à ses côtés ! Après avoir aidé à mener les attaques contre sa propre base, l’AKEL, considéré comme incapable de résoudre la crise économique, a été éjecté du pouvoir par les électeurs qui ont voté en masse pour Anastasiades.
Les actes de Syriza parlent bien davantage que ses rodomontades occasionnelles sur une riposte internationale à la politique de la troïka : ils ont récemment créé un « front social et politique commun pour soutenir Chypre » avec les « Grecs indépendants », un parti ultra-nationaliste et anti-immigrés. Ces populistes de la droite dure opposés à la troïka veulent que les capitalistes grecs exploitent et oppriment les travailleurs sans l’ingérence des puissances étrangères ; il est clair qu’ils n’ont aucun intérêt à se solidariser avec les travailleurs chypriotes, parmi lesquels figurent des immigrés et des Chypriotes turcs. Ce front a pour objectif d’exciter le nationalisme grec et non de défendre Chypre contre la troïka comme il le prétend. Ce genre de nationalisme, et particulièrement le chauvinisme anti-Turcs, a servi maintes et maintes fois à dévoyer la lutte de classe contre les exploiteurs capitalistes grecs. C’est ce qu’on a bien vu en 1974 quand la junte militaire grecque a fomenté un coup d’Etat à Chypre pour essayer de consolider son propre régime en difficulté en ralliant les « vrais Grecs » derrière le drapeau national.
La bourgeoisie grecque continue à se présenter comme la protectrice de Chypre contre la Turquie, sa rivale capitaliste plus puissante. On l’a vu avec les récents échanges au vitriol sur la question de la réunification de l’île. Les gisements de gaz naturel situés au large des côtes sud de Chypre constituent une autre pomme de discorde. Le gouvernement de la République de Chypre revendique la souveraineté exclusive sur ces gisements (et l’UE a pris soin de soutenir ces revendications dans le mémorandum qui régit le dernier plan de sauvetage) tandis que le gouvernement de la RTCN réclame une exploitation conjointe du gaz – une revendication que la Turquie a appuyée en envoyant des navires de guerre et des avions de combat dans la zone contestée fin 2011, au moment où on y procédait à des forages exploratoires. Plus récemment, la troïka a exigé que la République de Chypre commence immédiatement des forages dans la zone contestée – il semblerait que ces banquiers impérialistes cupides ne se laissent pas dissuader par la perspective de déclencher une guerre.
Le nationalisme grec : un poison pour la classe ouvrière
Les Britanniques maintenaient leur domination coloniale sur Chypre par une répression sanglante. Ils se servaient également de l’existence d’une minorité turque pour mettre en œuvre la vieille stratégie de « diviser pour régner » en accordant un certain nombre de privilèges à l’un des peuples mais pas à l’autre, de manière à les empêcher de lutter ensemble contre leurs oppresseurs coloniaux. De ce fait, la guérilla de droite qui commença dans les années 1950 contre la domination coloniale britannique à Chypre et pour l’union avec la Grèce faisait preuve d’un chauvinisme virulent contre les Chypriotes turcs. On se contentera ici de rappeler qu’elle était dirigée par un collaborateur fasciste pendant la Deuxième Guerre mondiale, le colonel Grivas, et par le chef de l’Eglise orthodoxe grecque à Chypre, monseigneur Makarios. Chypre obtint l’indépendance en 1960, sous la « garantie » de la Grande-Bretagne, de la Turquie et de la Grèce. Mais le premier gouvernement de l’après-indépendance ne tarda pas à se disloquer et l’île bascula en 1963-1964 dans la guerre civile. Après plusieurs années de terrorisme et de contre-terrorisme dirigés contre les communautés chypriote grecque et chypriote turque, une force de « maintien de la paix » de l’ONU débarqua en 1964 pour aider l’armée britannique à faire la police contre la population.
A l’époque, la principale force politique était l’AKEL qui comptait parmi ses militants et ses dirigeants des Chypriotes grecs et des Chypriotes turcs. C’était intolérable pour les réactionnaires des deux camps. Dervis Ali Kavazoglou, membre du comité central et Chypriote turc, fut assassiné en 1965 par des nationalistes turcs d’extrême droite tandis qu’un certain nombre de dirigeants et de militants chypriotes grecs étaient victimes d’attentats perpétrés par des forces d’extrême droite grecques et turques. La fédération syndicale dirigée par l’AKEL contrôlait la moitié des travailleurs organisés dans des syndicats et elle avait dans le passé dirigé des luttes communes des travailleurs chypriotes grecs et turcs contre le pouvoir colonial britannique. Mais au lieu de lutter pour une perspective d’unité ouvrière interethnique, indépendamment de tous les représentants du nationalisme bourgeois et petit-bourgeois, l’AKEL finit par se rallier à l’archevêque conservateur et président Makarios. Makarios avait refusé d’interdire les communistes malgré la demande des Etats-Unis (cela aurait été extrêmement impopulaire sur l’île) et il était allé chercher du côté de l’Union soviétique un soutien diplomatique contre les machinations impérialistes ; du coup, les staliniens du monde entier le présentaient abusivement comme un homme de gauche.
En réponse au coup d’Etat de 1974 contre Makarios eut lieu à Londres la première manifestation réunissant Chypriotes grecs et Chypriotes turcs contre la junte grecque. Ceci montrait qu’à ce moment historique il existait une base pour mener bataille sur un axe de classe. Mais la réaction de l’AKEL fut de jurer à Makarios une fidélité indéfectible. Après l’invasion de Chypre par la Turquie, les marxistes avaient le devoir d’adopter une position de défaitisme révolutionnaire des deux côtés, c’est-à-dire d’opposition à la fois aux forces militaires turques et grecques. L’AKEL soutint au contraire les forces contrôlées par la junte qui venaient d’emprisonner et de torturer des milliers de ses militants et de dresser des listes de personnes à exécuter ! Finalement, la défaite des forces grecques à Chypre conduisit rapidement à la chute de la junte en Grèce même.
Les événements de 1974 eurent des conséquences tragiques à Chypre. Dans notre article « Le fiasco chypriote fait tomber la junte grecque » (Workers Vanguard n° 50, 2 août 1974), nous notions que les communautés grecque et turque « demeurent profondément hostiles, et bien davantage intégrées dans la vie sociale de leur pays respectif que dans une quelconque Chypre binationale ». Nous ajoutions :
« Aucune des solutions envisageables dans la situation socio-économique actuelle ne peut réussir à satisfaire les aspirations à la fois de la majorité et de la minorité. L’enosis (union avec la Grèce), la “double enosis” (partition entre la Grèce et la Turquie), la cession d’une partie de la Thrace à la Turquie en échange de l’incorporation de Chypre dans le territoire grec, et même le maintien sous une forme ou une autre d’une Chypre indépendante et fédérée impliqueraient tous des transferts forcés de populations dévastateurs, et contiendraient les germes de futures guerres intercommunautaires et nationales. »
En fin de compte, environ un tiers de la population chypriote fut chassée de chez elle. Des territoires grec et turc distincts furent consolidés, avec des milliers de morts et de blessés des deux côtés. La politique stalinienne front-populiste d’alliance avec des forces bourgeoises pour la « défense de notre patrie » suivie par l’AKEL contribua à paver la voie à la résurgence des antagonismes nationaux et des violences intercommunautaires.
Comme nous l’écrivions en 2004 dans « Fondation du Groupe trotskyste de Grèce » (Spartacist édition française n° 37, été 2006), « Nous luttons pour une solution prolétarienne à la question nationale, qui nécessite forcément le renversement révolutionnaire des bourgeoisies nationalistes à Nicosie/Lefkosa, Athènes et Ankara. » Quant à l’AKEL et à la plus grande partie de la gauche grecque, ils parlent uniquement des « occupants » turcs à Chypre. Sans révolution prolétarienne en Turquie, en Grèce et au-delà, les travailleurs de Chypre seront toujours sous la domination des impérialistes et des puissances capitalistes régionales.
Loin d’une telle perspective révolutionnaire internationaliste, l’AKEL et le Parti communiste de Grèce (KKE) demandent la mise en œuvre de résolutions des Nations Unies pour résoudre le « problème chypriote ». L’ONU est un nid de brigands impérialistes et de leurs victimes ; des millions de personnes ont été massacrées ou affamées avec l’ONU servant de feuille de vigne « démocratique » – depuis l’invasion américaine de la Corée en 1950 jusqu’aux sanctions meurtrières imposées à l’époque de la première guerre contre l’Irak en 1990. La direction du KKE peut bien occasionnellement mettre en garde contre les illusions dans l’ONU, elle encourage précisément des illusions de ce genre quand elle déclare que la question chypriote « doit être résolue dans le cadre des décisions d’une Assemblée générale de l’ONU » (« Chypre et le nouvel ordre mondial », Rizospastis, 31 janvier 2003).
« Les ouvriers n’ont pas de patrie »
Le KKE a une grande influence dans la classe ouvrière, mais il ne l’utilise pas pour combattre le nationalisme grec et le chauvinisme anti-Turcs en luttant pour le pouvoir des travailleurs. Il enseigne au contraire aux ouvriers qu’ils doivent avaler ce poison. Les « Thèses du comité central du Parti communiste de Grèce » rédigées pour le congrès d’avril 2013 déclarent que « la lutte pour la défense des frontières, les droits souverains de la Grèce fait partie intégrante, du point de vue de la classe ouvrière et des couches populaires, de la lutte pour le renversement du pouvoir du capital ». Aleka Papariga, à l’époque secrétaire générale du KKE, avait précisé explicitement contre qui il fallait défendre les frontières de la Grèce dans un discours publié par Rizospastis (31 mars) : « Bien sûr que nous défendrons notre territoire. Et pourquoi donc la lutte pour le pouvoir ne signifierait-elle pas aussi la lutte pour les frontières, etc. ? Est-ce que nous allons alors donner la Grèce aux Turcs ? » Et d’évoquer ensuite l’éventualité que l’Albanie, la Bulgarie, la Turquie et ce qu’elle appelait l’« Ancienne république yougoslave de Macédoine » (c’est-à-dire la Macédoine) puissent attaquer la Grèce.
Pour la direction du KKE, colporter ce genre de démagogie nationaliste va de pair avec prêcher l’absurde dogme stalinien que le socialisme pourrait être construit dans un seul pays, même aussi petit et dépourvu de ressources naturelles que la Grèce. Le nationalisme des dirigeants du KKE ne peut que rebuter les ouvriers qui se considèrent révolutionnaires dans les pays frontaliers de la Grèce ; il enchaîne en même temps les ouvriers grecs aux intérêts de l’Etat bourgeois qui est le principal garant de leur exploitation et de leur oppression. Pour réfuter ce mensonge, il suffit de citer ces quelques mots de Lénine écrits pendant le carnage interimpérialiste de la Première Guerre mondiale :
« Or, à propos de cette époque, des tâches du prolétariat dans la lutte pour l’abolition, non pas de la féodalité, mais du capitalisme, le Manifeste communiste déclare nettement et sans ambiguïté : “Les ouvriers n’ont pas de patrie.” […] Le mouvement socialiste ne peut pas vaincre dans l’ancien cadre de la patrie. Il crée des formes nouvelles, supérieures, de la société humaine, où les besoins légitimes et les aspirations progressistes des masses laborieuses de toutes les nationalités seront, pour la première fois, satisfaits dans l’unité internationale, les frontières nationales actuelles étant abolies. Aux efforts de la bourgeoisie contemporaine qui cherche à diviser et à désunir les ouvriers en alléguant hypocritement la “défense de la patrie”, les ouvriers conscients répondront par des efforts renouvelés en vue d’unir les travailleurs des différentes nations dans la lutte pour renverser le pouvoir de la bourgeoisie de toutes les nations. »
– « La situation et les tâches de l’Internationale socialiste », novembre 1914
Le groupe trotskyste de Grèce s’est donné pour tâche de forger un parti révolutionnaire qui, selon la formule de Lénine, luttera pour unir les travailleurs des différentes nations dans la lutte pour renverser la bourgeoisie de toutes les nations. C’est pourquoi, avec la LCI tout entière, nous luttons contre l’oppression des minorités nationales en Grèce, comme les Valaques, les Pomaques, les Turcs et les Albanais ; c’est pourquoi nous revendiquons le droit à l’autodétermination pour les Macédoniens, et nous nous opposons à l’oppression du peuple kurde par les gouvernements turc, syrien, irakien et iranien. Nous appelons à une fédération socialiste des Balkans, le seul cadre dans lequel les questions nationales sans nombre qui se posent dans cette région pourront être résolues équitablement. La classe ouvrière a besoin d’une direction révolutionnaire qui soit internationaliste non seulement en paroles mais aussi en actes, armée d’un programme qui lui permettra de débarrasser la planète du capitalisme et de toutes les divisions nationales qu’il engendre.
http://www.icl-fi.org/francais/lebol/204/chypre.html
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